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Légère baisse de la production dans le nord-ouest européen

Après un été très humide, les conditions de récolte ont souvent été lentes et difficiles en Belgique,  aux Pays-Bas et en Allemagne.

L’augmentation des coûts de production, la hausse des prix des céréales  et l’incertitude quant aux prix contractuels pourraient influencer la superficie de pommes de terre en 2022. 
L’augmentation des coûts de production, la hausse des prix des céréales et l’incertitude quant aux prix contractuels pourraient influencer la superficie de pommes de terre en 2022. 
© Pixabay

Après l’un des étés les plus humides de ces dernières décennies, les conditions de fin de récolte ont été lentes et quelque peu difficiles dans la plupart des pays. La France a été l’exception avec une récolte plutôt facile et assez rapide. 

Dans de nombreux cas, les agriculteurs ont retardé leur récolte en attendant que la pluie améliore les conditions d’arrachage, mais au final, cela s’est parfois traduit par des conditions d’arrachage et de mise en conservation lentes. De fin septembre jusqu’en novembre (Belgique !), les arracheuses ont fonctionné à 60-70 % de leur capacité, ce qui a ralenti l’ensemble du processus. 

Selon les pays et les sous-régions, les rendements bruts sont généralement moyens à bons, mais les rendements nets seront en retrait en raison d’un nombre considérable de pertes aux champs (dégâts liés aux précipitations), de problèmes physiologiques (cœurs creux, fissures de croissance et pommes de terre fendues), et également cause des problèmes de stockage qui apparaissent dans certains cas. Mais l’industrie, qui a grand besoin de toutes les pommes de terre, réceptionne jusqu’à maintenant la plupart des tubercules sans faire trop de difficultés. 

Production 2021 dans la zone NEPG

En 2021, la superficie de pommes de terre dans la zone NEPG a diminué d’environ 24 000 ha, passant de 522 000 à 498 000 ha.
La production de l’UE-04 devrait être d’environ 22,7 millions de tonnes (MT), soit 0,7 MT de moins qu’en 2020. Cette baisse, associée à la reprise de la plupart des flux d’exportation de produits transformés, conduit à un certain équilibre entre l’offre et la demande actuelles. Les marchés libres restent soutenus par la réticence des producteurs à vendre ce qui est actuellement stocké, et par la dynamique des ventes de produits finis (les usines ont des difficultés à reconstituer leurs stocks).  

La transformation industrielle est cependant confrontée à des difficultés d’approvisionnement et à des hausses de coûts pour certains intrants (énergie, huiles, emballages, main-d’œuvre), tandis que les exportations lointaines restent tributaires d’une éventuelle résurgence du Covid-19 au sein de l’UE et à travers le monde. Ces incertitudes mises à part, la plupart des observateurs s’attendent néanmoins à des marchés équilibrés tout au long de la saison, avec des prix sur le marché libre au moins similaires à ceux des contrats. L’augmentation des coûts de production, la hausse des prix des céréales et l’incertitude quant aux prix contractuels pourraient influencer la superficie de pommes de terre en 2022. 

Tout au long de la saison dernière et de l’année civile, les différents coûts de production ont augmenté. Le diesel et l’électricité ont considérablement augmenté, les coûts de pulvérisation ont été plus élevés en raison de l’énorme pression du mildiou. Pour la saison prochaine, les prix des engrais ont augmenté de plus de 50 % pour la potasse, et de 200 à 300 % pour l’azote. Dans le même temps, les prix obtenus par les producteurs pour les céréales et le colza ont également augmenté, ce qui rend ces cultures plus intéressantes et certainement beaucoup moins risquées que la culture de pommes de terre. Celle-ci comporte en effet des risques importants, que ce soit sur le plan financier (coûts de production plus élevés) ou en lien avec les conséquences du changement climatique.  

Les prix des contrats récolte 2021 ont baissé de 5 à 20 €/t par rapport à ceux de l’année précédente, en fonction du type de pomme de terre (hâtives ou conservation, variété) et du pays. Le NEPG estime que les prix contractuels pour 2022-2023 devraient augmenter d’au moins 30 à 40 €/t pour mériter d’être considérés par les producteurs de pommes de terre. Si ce n’est pas le cas, la diminution des surfaces pommes de terre pourrait être la solution pour améliorer la situation financière des producteurs.

Les organisations suivantes sont des membres actifs du NEPG (par ordre alphabétique) : ABS (B), Fiwap (B), FWA (B), PCA (B), Reka (D), UNPT (F) et VTA (NL). NEPG (Groupe des producteurs de pommes de terre du Nord-Ouest européen) – 19/11/2021

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