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Betteraves
Les anti-NNI jouent leur va-tout

Après trois semaines de consultation publique et à quelques heures de sa clôture (16 janvier) précédant la publication d’un arrêté autorisant un retour temporaire des néonicotinoïdes pour la betterave pour 2022, plusieurs OGN adressent un courrier au Premier ministre pour s’y opposer.

semences traitées NNI
la loi instaurant la possibilité d’une utilisation dérogatoire des NNI pour trois ans maximum et pour la seule culture de la betterave est assortie d’un certain nombre d’engagements de la part de la filière betterave-sucre, ainsi que de la mise en œuvre d’un plan national de recherche et d’innovation (PNRI) pour trouver des alternatives à l’utilisation des NNI.
© ITB

La loi du 14 décembre 2020, comme d’autres textes ont beau préciser qu’il ne s’agit que d’une dérogation et qu’elle est donc temporaire en attente d’alternatives, plusieurs ONG et associations environnementalistes continuent de protester comme la possibilité d’utiliser des traitements de semences à base de néonicotinoïdes pour les betteraves sucrières en 2022, comme cela a été rendu possible en 2021.

Ce vendredi 14 janvier, huit organisations ont adressé un courrier au Premier ministre Jean Castex pour rappeler leur opposition « à une nouvelle dérogation à l’interdiction des néonicotinoïdes ». « Face aux dangers clairement documentés que font peser ces insecticides sur la biodiversité et les pollinisateurs, nous vous demandons donc de renoncer à cette dérogation et de ne pas publier cet arrêté de dérogation », écrivent ces organisations parmi lesquelles Agir pour l’environnement, l’association Bee Friendly, la Confédération paysanne, la Fondation pour la nature et l’homme, le Syndicat national d’apiculture, Terre d’abeilles, l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) et enfin Générations Futures.

Pour ces opposants à la dérogation permettant une utilisation temporaire des NNI, « de nombreuses faiblesses dans le dossier soumis à consultation du public plaident pour un refus pur et simple de la dérogation », assurent-ils. Avant de regretter « qu’aucun signe d’une ultime trajectoire de sortie définitive de l’usage des néonicotinoïdes ne se dessine ».

Réuni à Arcis-sur-Aube le 21 décembre dernier, le conseil de surveillance chargé du suivi et du contrôle, de la recherche et de la mise en œuvre d’alternatives aux néonicotinoïdes réuni le 21 avait quant à lui émis un avis favorable à une nouvelle année de dérogation pour l’usage des néonicotinoïdes.

Pour rappel, la loi instaurant la possibilité d’une utilisation dérogatoire des NNI pour trois ans maximum et pour la seule culture de la betterave est assortie d’un certain nombre d’engagements de la part de la filière betterave-sucre, ainsi que de la mise en œuvre d’un plan national de recherche et d’innovation (PNRI) pour trouver des alternatives à l’utilisation des NNI.

Dans son annonce de mise en place d’une consultation publique sur le futur arrêté instaurant une dérogation pour 2022, le gouvernement lui-même avait considéré il y a quelques jours que « les conditions d’octroi d’une dérogation pour 2022 sont réunies », et rappelant que la filière « demeure économiquement fragile ».

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