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Pommes de terre
Les bonnes pratiques d’implantation selon Arvalis

Alors que les plantations de pommes de terre ont démarré depuis quelques semaines, Arvalis Hauts-de-France fait un tour d’horizon des bonnes pratiques.

Cette année, le vent de Nord-Est permet un séchage fort mais principalement  en surface.
Cette année, le vent de Nord-Est permet un séchage fort mais principalement en surface.
© V. F.

Les chantiers d’implantation impliquent un bon ressuyage et un sol bien réchauffé pour une bonne réussite. La préparation se fait sur une profondeur d’environ 15 cm, ainsi le volume de terre à affiner pour planter la pomme de terre est conséquent. Il convient donc d’analyser vos parcelles au test bèche afin de commencer par les parcelles les plus 
ressuyées.

Cette année, le vent de Nord-Est permet un séchage fort mais principalement en surface. Les fonds sont parfois trop humides pour commencer les plantations. Il faut être vigilant, surtout lorsque vous utilisez un outil animé (herse rotative, ou fraise), où l’affinage est plus important mais le travail plus lent ; ce qui peut engendrer des semelles de lissage dans le fond de butte.

Ces lissages pourront être très néfastes au rendement, car pour rappel la pomme de terre possède un enracinement faignant et peu profond (60 cm de profondeur).

Rappelons aussi que pour optimiser le démarrage de la culture, le sol doit être réchauffé (autour de 8°C), ainsi que les plants. Les plants seront plantés à une densité définie selon le calibre du plant et la variété, ils seront idéalement au stade «points blancs» et devront être bien positionnés dans la butte :

-  Le plant sera disposé sur 2-3 cm de terre veule.

-  Le plant sera situé à 18-20 cm du sommet de butte.

 

Attention à la volatilisation de l’azote

Les conditions climatiques qui sont très favorables à la volatilisation, les apports à base d’urée ou de solution azotée doivent impérativement être enfouis pour éviter les pertes d’azote. Sans enfouissement, il est préférable d’appliquer des formes à base d’ammonitrate. Sur la pomme de terre, la forme n’a pas d’impact sur le rendement, tant que votre dose apportée est enfouie immédiatement.

 

Faut-il fractionner ?

La dose sera ajustée selon votre bilan azoté, le fractionnement peut s’envisager sur des cycles longs. Pour cette pratique, il convient de mettre a minima 2/3 de la dose bilan à la plantation et le complément maximum 45 jours après la levée, pour que celui-ci soit efficient.

Notons aussi que cette technique reste préférable en système irrigué.

 

Faut-il localiser ?

La localisation peut s’envisager. Cependant, si l’engrais est localisé via l’équipement sur la planteuse, celui-ci doit être distant de 10 cm du plant pour éviter toutes brûlures.

Cette localisation peut s’envisager, mais celle-ci est plus à privilégier avec des engrais starter (type N/P) où l’apport du phosphore à proximité des racines a un intérêt, au vu de sa faible disponibilité par rapports aux autres éléments minéraux du sol.

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