Aller au contenu principal

Betteraves
Les recours contre les NNI rejetés par le Conseil d’État

La plus haute juridiction administrative française vient de consacrer le retour temporaire des néonicotinoïdes pour les betteraves sucrières en rejetant les recours déposés par plusieurs associations et ONG contre l'arrêté ministériel de mise en oeuvre de la loi de décembre 2020. 

© ITB

La décision rendue ce lundi 15 mars est à retrouver en détails sur la plateforme du Conseil d'Etat, mais elle est sans appel : l’arrêté ministériel pris à la suite de la loi du 14 décembre dernier – c'est elle qui autorise provisoirement l’utilisation de néonicotinoïdes pour les betteraves sucrières, le temps que d’autres solutions soient trouvées pour protéger ces cultures massivement menacées par des pucerons - qui se borne à préciser les modalités de leur utilisation pour l’année 2021, « n’est contraire ni à la Constitution ni au droit européen ».

Il y a quelques jours, cet arrêté avait fait l'objet de plusieurs recours de la part d'associations environnementales ou représentant des apiculteurs et agriculteurs pour demander au juge des référés du Conseil d’État de suspendre cet arrêté.

Dans un premier temps, le juge des référés affirme que l’autorisation provisoire de ces pesticides est prévue par la loi, et qu'elle a déjà été déclarée conforme à la Constitution. Par conséquent, s'agissant de l’arrêté « qui se borne à mettre en œuvre cette autorisation pour la campagne 2021 », il en également de même, celui-ci ne portant « aucune atteinte grave et manifestement illégale à la liberté du commerce et de l’industrie et au droit de propriété des éleveurs d’abeille ».

Dans un second temps, le Conseil d'État indique que l’arrêté est « conforme au droit de l’Union européenne sur l’utilisation des pesticides ». Si le droit de l’Union européenne interdit l’utilisation des néonicotinoïdes, il prévoit néanmoins des dérogations temporaires lorsqu’il existe de graves risques pour l’agriculture et en l’absence d’autre solution. Or, en ce qui concerne la betterave sucrière, et compte tenu d'un « risque sérieux d’une nouvelle infestation massive par des pucerons porteurs des maladies de la betterave au printemps 2021 », le juge des référés constate qu’il n’existe pas d’autres moyens raisonnables pour maîtriser ce danger, tout au moins pour la campagne 2021. Ce qui rend donc légale et permis le recours aux substances néonicotinoïdes pour les semis de betteraves.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

mouflon en baie de Somme
Trop de mouflons et de sangliers en baie de Somme, une battue organisée

Face à la progression des dégâts agricoles et aux déséquilibres écologiques sur le littoral samarien, l’État et les acteurs…

Terres et Eaux en procédure de sauvegarde chasse pêche outdoor
Terres et Eaux, l’enseigne emblématique de l’équipement outdoor, dans les ronces

Le Tribunal de commerce de Lille-métropole a ouvert le 19 janvier 2026 une procédure de sauvegarde à l’encontre de…

Prix 2026 : la douche froide pour les producteurs de Vecquemont

L’industriel Roquette a précisé le prix de base des pommes de terre fécule pour 2026. Comme attendu, car annoncé lors de l’…

Rencontres, dégustations et animations : le stand de la Somme attire petits  et grands au Sia.
La Somme à l’honneur au Salon international de l’agriculture 2026

Pour la 3e année consécutive, la Chambre d’agriculture de la Somme, en partenariat avec le Conseil départemental,…

Rima Hassan insulte Laurent Duplomb
PPL Duplomb : une députée LFI préfère l’insulte au débat

La proposition de loi du sénateur Laurent Duplomb sur la réautorisation de certains produits phytosanitaires ravive un débat…

Olivier Parcy : «Nous ne sommes pas récompensés financièrement des services que rend l’élevage à l’environnement. Pourtant, les prairies humides sont des puits de carbone.»
Olivier Parcy et ses charolaises portent la vallée de la Somme au sommet

En moyenne vallée de la Somme, une prairie fauchée des marais de Fontaine-sur-Somme a interpellé le jury départemental des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde