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Élevage
Marge brute laitière en zones humides : des résultats en augmentation

284 €/1 000 litres : c’est la marge brute moyenne des exploitations laitières de la Plaine Maritime Picarde et de la Moyenne Vallée de la Somme et affluents sur la campagne 2024-2025.

Dans le cadre du Programme de maintien de l’agriculture en zones humides, financé par l’Agence de l’eau Artois-Picardie, un suivi technico-économique est réalisé auprès des exploitations laitières du territoire. Sur ces deux zones, 36 exploitations ont été analysées par Avenir conseil élevage et la Chambre d’agriculture de la Somme.

L’herbe au cœur des systèmes laitiers en zones humides

La structure moyenne de ces exploitations se caractérise par une surface agricole utile (SAU) de 151 hectares, dont 70 ha de surface fourragère principale (SFP). Les surfaces en herbe occupent 49 % de la SFP, témoignant du rôle central de l’herbe dans ces systèmes d’exploitation. Gages de biodiversité, ces prairies sont majoritairement engagées dans des Mesures agro-environnementales et climatiques (Maec).

L’effectif de vaches laitières est stable d’une année sur l’autre, avec en moyenne 89 vaches laitières par exploitation. Le volume total produit atteint 754 157 litres, soit une production moyenne de 8 292 litres par vache.

Des produits stables depuis deux campagnes

Sur la campagne 2024-2025, les produits s’élèvent à 526 €/1 000 litres.
La vente de lait représente 90 % du produit, avec une moyenne de 471 €/1 000 litres. Le lait produit sur la zone est de bonne qualité, avec des taux moyens de 41,6 g/l de TB et 33,4 g/l de TP. La prime qualité, variable selon les laiteries et liée notamment aux butyriques et aux cellules, s’élève en moyenne à 5 €/1 000 litres.

Le produit viande, incluant la vente des veaux laitiers, des femelles laitières (génisses et vaches de réforme) ainsi que la variation d’inventaire, atteint 55 €/1 000 litres. Sur cette campagne, l’embellie des prix de la viande ne se fait pas encore pleinement ressentir. Les veaux laitiers et croisés sont vendus en moyenne 164 €, tandis que les vaches de réforme présentent un poids moyen de 322 kg, pour un produit de 1 259 €.

Des charges maîtrisées et un coût de concentré en léger repli

Les charges opérationnelles s’élèvent à 242 €/1 000 litres. Elles sont composées majoritairement des charges alimentaires et des frais d’élevage.

Les charges alimentaires représentent 80 % des charges opérationnelles, pour un montant de 194 €/1 000 litres. Le coût de la surface fourragère principale est de 46 €/1 000 litres, stable depuis deux campagnes. Il comprend les charges de fertilisation, de semences, de produits phytosanitaires ainsi que les charges de mécanisation liées aux surfaces fourragères.

L’année fourragère 2024, favorable aux prairies permanentes et au maïs ensilage, a permis de limiter le recours aux fourrages achetés. Ceux-ci représentent une charge de 17 €/1 000 litres. Leur utilisation s’inscrit de plus en plus dans une stratégie choisie et optimisée : achats ciblés pour sécuriser les stocks, lisser les aléas climatiques ou encore libérer de la surface fourragère, dans une logique de pilotage global du système.

Le coût de concentrés est en léger recul (-5 %), rendu possible par une consommation par vache en baisse de 150 kg/VL par rapport à la campagne précédente.

Les frais d’élevage s’élèvent quant à eux à 48 €/1 000 litres. Ils regroupent les frais vétérinaires, stables sur la période, les coûts d’insémination, de contrôle laitier et les produits d’hygiène de la traite.

Une marge brute en progression

La marge brute lait de la campagne 2024-2025 atteint 284 €/1 000 litres, soit une progression de 9 €/1 000 litres par rapport à la campagne précédente. Cette moyenne masque cependant des écarts importants entre élevages, allant jusqu’à 200 €/1 000 litres. Rapportée à la surface fourragère principale, elle représente 3 062 €/ha de SFP.

Les perspectives pour la prochaine campagne s’annoncent encore favorables, avec le maintien d’un bon prix du lait et la hausse des cours de la viande.

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