Aller au contenu principal

Metro s’engage dans la démarche Eleveurs et engagés

Le plus gros fournisseur de la restauration collective indépendante a été le premier grossiste à rejoindre la démarche Eleveurs et engagés, le 25 avril. 

© AAP

«Ce qui nous a plu dans la démarche Eleveurs et engagés, c’est que le retour au producteur est contractualisé», explique Patrick Eychenié, secrétaire général de Metro France. Le premier fournisseur de la restauration collective indépendante, qui approvisionne quatre mille entreprises, est le premier grossiste à avoir noué un partenariat avec la Fédération nationale bovine (FNB) sur la démarche Eleveurs et engagés, qui garantit à l’éleveur une juste rémunération. Ainsi, explique Cédric Mandin, secrétaire général de la FNB, qui a 20 % de son troupeau dans la démarche, «on reçoit un complément, autour d’un euro par kilogramme, ce qui représente près de 450 € supplémentaires par animal. Dans un contexte difficile pour les éleveurs bovins, c’est énorme !».
Lancée en 2015, l’initiative a permis aux éleveurs de contractualiser d’abord avec certains distributeurs, avec «l’idée que l’on ne vendra pas que de la viande, on vend aussi l’histoire de la production de la viande», poursuit le secrétaire général de la FNB.

Adaptation à la restauration
Pour Metro, l’origine France et l’approvisionnement local correspondent à une demande croissante des clients. Le groupe a travaillé avec la FNB sur un cahier des charges un peu plus exigeant que celui d’Eleveurs et engagés : animaux plus jeunes (moins de huit ans), plus de persillé, une maturation autour de quatorze à quinze jours… «Certes, les gens mangeront moins de viande à l’avenir, mais ils mangeront de la viande de qualité. Cette démarche ne pourra fonctionner que si elle répond aux besoins des clients», explique Patrick Eychenié.
Pour l’instant, le partenariat concerne cinq entrepôts - ceux de Rouen, Nantes, Caen, Rennes et Nanterre - sur de la viande de race charolaise. Mais la démarche a vocation à s’étendre à d’autres races et d’autres magasins, précise le secrétaire général de Metro France, expliquant qu’un entrepôt près de Lyon est déjà intéressé.
Le groupe va d’ailleurs valoriser la démarche auprès des restaurateurs et communiquer pour que les restaurants puissent eux aussi expliquer l’initiative, et répercuter une partie des coûts auprès du client final. Ce surcoût avoisine les 15-20 centimes d’euros par assiette, estime Cédric Mandin, un effort d’autant plus réalisable quand on sait ce que cela implique de positif pour l’éleveur…
Un premier bilan de cette phase de test devrait pouvoir être dressé d’ici quelques semaines, en même temps qu’un lancement plus officiel, qui aura lieu en juin sur une exploitation, avec les présidents des deux organisations.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

groupement producteurs pommes de terre Clarebout SUGAF
Les producteurs français de pommes de terre livrant le groupe Clarebout/Simplot se regroupent

Le SUGAF, nouvelle association des producteurs français livrant le groupe Clarebout/Simplot, a été officiellement constitué.…

mobilisation soutien Forest-Montiers
A Forest-Montiers, trois fois plus de soutiens que d’opposants au projet de poulailler

Plus de 180 personnes issues du monde agricole se sont rassemblées samedi 12 septembre à Forest-Montiers pour soutenir Marion…

À Attin, une panne de chaudière à la sucrerie stoppe provisoirement les arrachages de betteraves

Une panne de chaudière touche depuis ce jeudi matin la sucrerie Tereos d’Attin (62). Le service agricole demande aux planteurs…

poulailler Forest-Montiers
L’élevage avicole de Marion Bocquillon à Forest-Montiers reçoit le feu vert de la préfecture

Le CODERST a rendu un avis favorable à l’unanimité, lundi 14 septembre, au projet de poulailler de la SCEA Élevage Bocquillon.…

webinaire UNPT pommes de terre contrats sécheresse
Pommes de terre : comment éviter le piège du déficit de volumes contractuels

Face aux difficultés de production que peuvent rencontrer les producteurs de pommes de terre cette campagne, l’Union nationale…

truffes trufficulture champignons diversification
Et si la truffe poussait dans les champs de la Somme ?

La Chambre d’agriculture de la Somme invite les agriculteurs à découvrir la trufficulture comme piste de diversification, le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde