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Pommes de terre
Mildiou : un début de campagne identique aux années aux plus fortes pressions

L’humidité relative élevée (+ 87 %), les températures douces (18°C) et les averses orageuses sont bénéfiques aux contaminations et développement du mildiou. Il est d’ailleurs observé sur tas de déchets, repousses de pommes de terre en parcelles de betterave.

Les tas de déchets comme les repousses n’hébergent pas seulement le mildiou, ils sont également un foyer pour les ravageurs mais aussi pour les viroses.
Les tas de déchets comme les repousses n’hébergent pas seulement le mildiou, ils sont également un foyer pour les ravageurs mais aussi pour les viroses.
© D. R.

Gérer vos tas de déchets et repousses

Il existe deux méthodes possibles pour gérer les tas de déchets :

• Il est possible de les détruire en mélangeant de la chaux vive avec les pommes de terre. Il faut dans ce cas réaliser une ceinture de rétention autour du tas pour éviter l’écoulement des jus.

• Poser une bâche de type ensilage avant l’apparition de la végétation. La bâche doit être en bon état et maintenue au sol (terre, lestage mobile…)

Il est également important de gérer les repousses. Elles n’hébergent pas seulement le mildiou, elles sont également un foyer pour les ravageurs, mais aussi pour les viroses. Dans les rotations, pomme de terre de consommation, l’hydrazide maléique limitent les repousses, mais si elles sont néanmoins présentes, il est judicieux d’appliquer une solution avec une efficacité sur les repousses de pomme de terre.

 

Protéger votre culture dès 30 % de levée

Commencer la lutte dès 30 % de levée. Même si les parcelles sont en cours de levée, dès que le feuillage est présent, les spores peuvent contaminer. À ce jour, les modélisations montrent des risques très élevés avec des poids de contamination > 3. Ce qui signifie un risque, quelle que soit la sensibilité variétale !

 

Choisir le bon produit dès 30 % de levée

Toute protection pendant la levée, devra être réitérée sur des cadences de trois-quatre jours maximum pour accompagner la pousse, si le risque perdure. À ce stade, il faut travailler avec des produits ayant une action sporicide/anti-sporulante ; qui protège des contaminations, notamment les contacts élaborés : Ranman Top 0,5/Lemay 0,5 l ou un produit à base de fluazinam (Shirlan, Tizca 0,4 l…) pour empêcher les contaminations et agir sur les spores (anti-sporulant et ou sporicide).

La disponibilité des solutions avec des actions multisites diminue (dernière année pour Polyram DF 2 kg délai d’utilisation agriculteur 20/11/24), notons que le cuivre peut s’employer lors de la levée, mais soyons vigilants à la faible résistance au lessivage pour ces produits. Enfin, sur des stades plus avancées (à partir de BBCH 20) Infinito 1,4-1,6 l pourra s’employer.

En cas de retard, le cymoxanil tels que Cymbal 45 0,25 kg ou Drum Flow 0,5 l (pénétrant) n’aura son intérêt que si l’application a lieu dans un délai retard de 24-48h, au-delà, il n’aura plus d’effet.

Attention aux phrases de risque, qui limitent l’association du cymoxanil avec certains partenaires, voir la compatibilité réglementaire en cliquant sur ce lien. Pour exemple Shirlan + Cymbal 45 est interdit.

Dans ce cadre, l’utilisation de produits tous formulés à base de fluazinam et cymoxanil pourra alors s’effectuer, exemple Kunshi 0,5 l, Plexus 0,6 l…

 

Prévenir des résistances, quelques rappels

Aujourd’hui, les souches évoluent sous l’effet d’une forte pression de sélection exercée par l’usage de fongicides. En effet, en Europe, des cas avérés de résistances à l’oxathiapiproline (OXTP) et à la famille des CAA (mandipropamide, valifénalate, diméthomorphe) sont à relever. La quasi-totalité des fongicides restants sont des unisites (le cuivre est le seul multisite restant), ainsi il faut préserver leur efficacité en alternant et mélangeant intelligemment les modes d’action pour prévenir des résistances.

Les résistances aux CAA et à l’OXTP sont des résistances qualitatives qui peuvent évoluer rapidement. Ainsi, on veillera à ce que ces deux modes d’actions ne se succèdent pas et ne soit pas utilisés tous les deux dans le même mélange. De même, l’association de l’oxathiapiproline à un partenaire au mode d’action différent (exemple packs Zorvec 0,15 l + Gachinko 0,3 l ou Zorvec 0,15 l + Azuelo 0,3 l…) est indispensable pour limiter la sélection de souches résistantes.

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