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Echos des récoltes
Moisson : ça n’avance pas !

La qualité et la patience se dégradent.

Comme la semaine dernière, c’est la moisson des colzas qui a progressé ces jours-ci. Globalement, entre 75 et 90 % des surfaces ont été moissonnées dans de bonnes conditions.

Les colzas : une bonne récolte en volume et en qualité
Les secteurs les plus tardifs comme le Doullennais n’en est qu’au quart des surfaces récoltées et de 30 à 40 % à la lisière entre la Seine Maritime. Les rendements n’atteindront pas les records de 2011 mais sont dans une moyenne tout à fait satisfaisante puisqu’elle se situe généralement autour de 40 quintaux voire un peu plus. Dans la zone de Noriap Nord, les rendements en petites terres sont un peu décrochés dans une fourchette de 35 à 40 quintaux. Pour les secteurs Sud et Est, des rendements de 30 quintaux sont observés dans les parcelles ayant subi les dégâts du gel et n’ayant pas reçu la protection insecticide d’automne. Ailleurs, la moyenne peut atteindre jusqu’à 50 quintaux. Dans le secteur Ouest, le potentiel est estimé entre 45 et 50 quintaux.
A Capsom, il faut distinguer entre la zone de Corbie où la moisson des colzas est réalisée à près de 90 % et la zone nord d’Amiens où elle est encore à faire. Ce qui est récolté donne une fourchette entre 35 et 55 quintaux et une moyenne légèrement supérieure à 40 quintaux. La situation est similaire à Sana Terra où l’on se félicite d’avoir rentré des colzas mûrs, homogènes et avec peu d’impuretés.
A noter que le marché du colza est très rémunérateur cette année et devrait compenser les quintaux manquants par rapport à 2011.

Blés : de zéro à 20 % seulement de surfaces récoltées
«Il y a bien longtemps qu’à cette date, il y ait si peu de blés moissonnés» souligne un directeur de coopérative. C’est dans les secteurs Sud et Est de Noriap, plus précisément sous la ligne Montdidier, Roye, Nesle que 20 % environ des surfaces en blés ont pu être déjà récoltées. Pour Capsom comme pour Sana Terra, il faut compter moins de 10 % en sachant que leurs sous-secteurs au nord d’Amiens n’ont pas encore commencé. C’est l’attente aussi pour Calipso et pour les secteurs Nord et Ouest de Noriap qui, eux non plus, n’ont pas encore démarré.
Il est difficile de donner une fourchette de rendement avec si peu de références. Toutefois, directeurs de coopératives et responsables de secteurs s’attendent à une récolte satisfaisante en volume tout en espérant qu’elle ne posera pas trop de problèmes de qualité. Ce n’est pas gagné sur ce point selon les premières analyses. Les effets négatifs de la météo sont perceptibles dans les secteurs les plus avancés en maturité. Qu’en sera-t-il de la suite ? C’est la question. C’est pourquoi il revient à chacun de prendre sa part dans la valorisation de la récolte en moissonnant à maturité, en signalant à la réception les livraisons issues de parcelles versées qui pourront être stockées à part, en ne mélangeant pas avec les autres, les variétés sensibles à la fusariose ou issues de parcelles versées. Cette année, les acheteurs sur pays tiers ont annoncé qu’ils ne se contentent plus du respect du cahier des charges des blés standard mais ils exigent en plus un hagberg à 220. Voilà un des critères qualité qui peut se dégrader si la moisson est mûre mais qu’elle ne se fait pas parce que la météo est défavorable. Cependant, il faut raison garder car rien n’est encore perdu à ce jour.

Pois : encore une récolte décevante
La sole pois a repris sa chute en 2012 et ce n’est pas cette récolte qui va lui redonner des couleurs. Rendements décevants souvent inférieurs à 50 quintaux, conditions de récolte difficiles, germination. Bref, la satisfaction de la demande en alimentation humaine qui s’est substituée petit à petit à l’alimentation animale est de plus en plus problématique autant que l’intérêt pour les agriculteurs. On est proche du coup de grâce à cette culture !

Lin textile : une récolte lourde en paille
Si les observations en plaine se confirment, la triste récolte en lin textile de 2011 avec à peine quatre tonnes de paille à l’hectare sera vite oubliée. En effet, le potentiel de la récolte en cours est estimé aux environs de huit tonnes de paille. Ce qui est un bon rendement. Ce qui compte néanmoins, c’est la richesse en fibres longues, la filasse. Elle dépend de la qualité du rouissage. De ce point de vue, l’espoir est permis avec les premiers arrachages soit environ un quart des surfaces, effectués du 17 au 22 juillet. Ces lins sont actuellement en phase de retournage et devraient être prêts pour le roulage à partir du 25 août.
Simultanément, il restait encore en ce milieu de semaine, 10 % des arrachages à effectuer. Cette opération devrait être terminée le 14 août. Ces lins sont tout juste à maturité et seront plus difficiles à conduire pour un rouissage réussi. Les arrachages intermédiaires évoluent normalement et bénéficient des conditions climatiques favorables. Ces parcelles sont sous surveillance pour ce qui concerne la propreté. Si nécessaire, un désherbant permettra le nettoyage de la linière et sera immédiatement suivi du retournage. L’objectif étant de préserver le plus loin possible, le potentiel qualité de la paille.

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