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Echos des récoltes
Moisson : des écarts ressérrés et un sentiment mitigé

La moisson 2012 s’est déroulée sans précipitation dans de meilleures conditions qu’espérées.

Comme bien souvent quand les mois de juin et juillet sont  pluvieux, les parcelles en terres légères tirent leur épingle du jeu, à l’inverse de celles qui présentaient un meilleur potentiel au printemps.
Comme bien souvent quand les mois de juin et juillet sont pluvieux, les parcelles en terres légères tirent leur épingle du jeu, à l’inverse de celles qui présentaient un meilleur potentiel au printemps.
© AAP

Dans de nos éditions précédentes, nous nous faisions écho des craintes des organismes stockeurs quant à la qualité des blés de la récolte 2012. La répétition quotidienne des séquences de pluies laissaient craindre, en particulier, une dégradation du taux de Hagberg qui indique si le processus de germination a commencé. Le beau temps s’est installé durablement à peine interrompu par quelques averses intervenues au 15 août et les réceptions se sont déroulées dans de bonnes conditions. Cette moisson 2012 est désormais terminée mises à part quelles parcelles ici ou là.
Le sentiment général est mitigé car les bons rendements ne sont pas fournis par les parcelles au plus haut potentiel mais par les ‘petites terres’. Celles-ci, arrosées régulièrement, n’ont pas été pénalisées par la sécheresse en fin de cycle comme les autres années et atteignent, pour l’année, des rendements comparables aux ‘bonnes terres’. C’est le cas pour la Calipso ou pour le secteur Nord de Noriap. Pour la Calipso, ces ‘petites terres’ ont gagné de 10 à 15 quintaux par rapport à l’an dernier tandis que les ‘bonnes terres’ en perdaient autant. Au final, avec 82 à 83 quintaux de moyenne, la collecte pourrait avoir diminué de 7 à 8% par rapport à 2011.
Pour Noriap, les terres superficielles ont amélioré leur rendement de 10 à 15% par rapport à 2011 pour se situer entre 80 et 90 quintaux. En revanche, les terres plus profondes ont perdu de 15 à 25% pour se situer au même niveau que les terres les plus légères. A Calipso, on n’exclut pas que les ‘bonnes terres’, riches en éléments fertilisants mais trop humides, ont vu leur potentiel pénalisé. Parfois, la fusariose ou la septoriose se sont installés. Il n’est pas exclu qu’un excès d’azote ait été défavorable. Dans le secteur de Noriap Ouest, c’est un constat similaire avec des écarts significatifs entre les terres ‘légères à moyennes’ qui ont gagné environ 10 quintaux et les meilleures terres qui ont perdu de 10 à 15 quintaux par rapport à l’an dernier. Dans ce secteur, globalement plus tardif, l’attente a profité à la maturité des grains qui ont gagné en poids spécifique jusqu’à atteindre un bon 74 kilos de l’hectolitre en moyenne. Au final, la collecte devrait être comparable à celle de 2011. La région de Corbie comme celle du Santerre a été moins sensible aux écarts même si à Capsom, les ‘bonnes terres’ ont un peu déçu et les ‘petites terres’ ont mieux supporté les excès d’eau. Au final, à Capsom, avec un rendement moyen de 83 à 85 quintaux, 2012 pourrait être un peu meilleure que 2011.
Pour Sana Terra, dans la zone Santerre, le rendement moyen est estimé légèrement supérieur à 90 quintaux soit cinq quintaux de mieux que 2011. En revanche, dans la partie autour de Villers-Bocage, environ un tiers des blés ont été classés en fourragers pour un trop faible poids spécifique, compris entre 70 et 74. Les excès d’eau, parfois le gel, ont entamé le potentiel quantitatif qui est tombé entre 80 et 85 quintaux et qualitatif puisque les deux tiers de la récolte sont tout juste aux normes.
Le Doullennais est comparable puisque les poids spécifiques sont très hétérogènes et certaines micro-zones accusent des Ps à 70 de moyenne. Dans ce secteur, de gros écarts de rendement entre exploitations sont observés.
Le secteur Sud de Noriap ne déroge pas aux observations précédentes avec des rendements jugés très bons en ‘petites terres’ alors qu’ils sont jugés faibles, de 80 à 85 quintaux, dans les parcelles à précédent riche, où un apport de matière organique a été fait et qu’il s’agissait de variétés demi-précoces. A l’inverse, des variétés semées tardivement dans des parcelles moins riches ont donné des rendements de l’ordre de 90 à 95 quintaux. Dans ce secteur, 2012 est bien meilleure que 2011 avec une moyenne estimée entre 82 et 85 quintaux contre 74 quintaux l’année précédente.

Pois fourragers : triste récolte
Des difficultés de récolte et des rendements qui dépassent à peine les 50 quintaux font du pois fourrager une culture en perdition.

Colza : un rendement homogène sur tout le département
La qualité de la récolte semble assez exceptionnelle puisque les colzas étaient très propres et très secs. Le rendement moyen départemental se situe autour de 42 quintaux. Un regret de la part d’un directeur de coopérative sur le suivi du critère de durabilité qu’il considère comme une véritable usine à gaz.

Orges de printemps : une bonne qualité brassicole
Les rendements les plus souvent observés se situent autour de 75 quintaux du sud au nord du département. A l’ouest, l’estimation n’est pas encore chiffrée.

Lin textile : un peu d’eau ferait le plus grand bien
Pour les parcelles arrachées à partir du 28 juillet, il faudrait 20 à 30 millimètres d’eau pour parfaire le rouissage. Le retournage est en cours dans ces linières pour simplement homogénéiser le fanage. Aux liniculteurs de savoir patienter afin de pouvoir rentrer leur lin parfaitement roui pour le valoriser au mieux.

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