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Environnement
Nitrates : du mieux mais attention aux disparités

Le ministère de l’Ecologie publie un nouvel indicateur de la qualité des eaux souterraines vis à vis des nitrates.

Dans les nappes d’eau souterraines, les teneurs en nitrates se sont stabilisées depuis 2004, après une période de nette hausse entre 1996 et 2004. C’est ce que fait apparaître le «nouvel indice national» mis au point par le service de l’observation et des statistiques
du ministère de l’Ecologie (Soes).
Cette situation nationale cache des évolutions contrastées de l’état des nappes. Ainsi, 51% des nappes suivies présentent une situation favorable (Alpes, Pyrénées, Massif central). C’est-à-dire que les concentrations en nitrates y sont faibles et évoluent peu. Mais la situation est très défavorable pour 4% des nappes : celles dont les concentrations déjà élevées continuent à augmenter : Nord-Pas-de-Calais, Beauce, région Centre, nappes bordant le sud du massif armoricain. L’évolution de la teneur en nitrate est jugée préoccupante pour 8% des nappes, avec des concentrations fortes mais stables ou des concentrations moyennes et qui augmentent.

Les efforts ne se mesureront pas tout de suite
C’est le cas du nord de la Bretagne, du Bassin parisien, du Bassin Artois-Picardie et des régions Centre et Poitou-Charentes. La situation est jugée «en amélioration notable mais insuffisante» pour deux autres pour cents des nappes, avec des taux qui diminuent mais restent élevés (Nord Finistère, Maine, Poitou).
Le Soes reconnaît que les apports d’engrais agricoles ont été réduits, mais cela «ne se traduira
pas à court terme par une amélioration de la qualité des eaux souterraines, compte tenu des délais de transfert des nitrates vers les nappes» (de 10 à 20 ans en moyenne pour une nappe située à 20 m de profondeur). Les eaux ont naturellement une teneur en nitrates d’environ
10 mg/L. La moyenne nationale métropolitaine dans les eaux souterraines avoisine les 23 mg/l, d’où le terme employé de «contamination anthropique généralisée». Pour le Soes, les rejets domestiques et urbains y contribuent «localement», les épandages d’engrais minéral et organique «en constituent la cause principale».
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