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Pommes de terre
Nouvelle prévision de surfaces à la hausse en faveur de l’industrie

Le GIPT révise à la hausse les prévisions de surface pour 2025, sachant que la production entre 2023 et 2024 avait déjà augmenté.

La hausse prévue des surfaces s’explique par la croissance de la demande, que ce soit au niveau national ou international, offrant des prix plus rémunérateurs aux producteurs.
La hausse prévue des surfaces s’explique par la croissance de la demande, que ce soit au niveau national ou international, offrant des prix plus rémunérateurs aux producteurs.
© Banque Image FranceAgriTwittos

Lors de l’assemblée générale de la FFSCM (syndicats de courtiers en marchandises) le 22 mars, Philippe Quennemet, président du GIPT (interprofession de la pomme de terre) a indiqué que «la surface française de pommes de terre de conservation devrait progresser de l’ordre de 10 % en 2025». Pour rappel, une première prévision encore très prudente en février avait été annoncée lors du Salon de l’agriculture, tablant sur une croissance dépassant les 5 %. Les services statistiques du ministère de l’Agriculture (Agreste) estimaient en 2024 la sole nationale de pommes de terre de conservation et de demi-saison à plus de 170 000 ha. Les travaux de plantation sont en cours, susceptibles de faire évoluer la prévision. Le président du GIPT a également confirmé que le marché des plants est bien moins tendu que par le passé, laissant les disponibilités suffisantes aux producteurs pour mener à bien les travaux. Pour rappel, la sécheresse de 2023 avait engendré une réduction de l’offre de plants. Un analyste souhaitant conserver l’anonymat précise que les conditions météorologiques sont actuellement favorables aux semis cette année. La hausse prévue des surfaces s’explique par la croissance de la demande, que ce soit au niveau national ou international, offrant des prix plus rémunérateurs aux producteurs. Des usines sont en cours de construction dans l’Hexagone.

L’alourdissement du marché français se confirme

Le marché français de la pomme de terre tend donc à s’alourdir. Les divers représentants de la filière alertent depuis plusieurs mois sur la nécessité d’augmenter l’offre sans qu’elle ne précède la demande. À cela s’ajoutent les pratiques agressives de certains industriels belges dénoncées par l’UNPT (syndicat français de producteurs). Ensuite, la concurrence s’accroît sur le marché international de la pomme de terre transformée, alerte Philippe Quennemet, avec «l’émergence de l’Inde et de la Chine» notamment. «Dans ce contexte, la contractualisation est plus que jamais une sécurité pour le producteur», précise-t-il.

L’augmentation prévue des surfaces hexagonales en 2025 fait suite à une production en hausse entre 2023 et 2024 de 12 % environ, à 7,7 Mt. En conséquence, les stocks nationaux progressent. Le CNIPT (Comité national interprofessionnel de la pomme de terre) signale, dans un communiqué du 31 mars, une hausse de 470 000 t des réserves destinées au marché du frais, atteignant un peu plus de 1,26 Mt, entre fin janvier 2024 et 2025. Toutes marchandises confondues (pommes de terre destinées au marché du frais et de la transformation), les réserves passent de 2,8 Mt à 3,25 Mt environ sur la période, d’après les données du CNIPT et de l’UNPT.

 

Selon le CNIPT (aussi), la pommes de terre est dans «une dynamique positive»

Tous les voyants sont au vert pour la filière pommes de terre. La récolte de l’automne 2024 s’est caractérisée par une augmentation significative de la production, avec une hausse de 12,2 % en France, soit plus de 800 000 tonnes supplémentaires, destinées aux marchés du frais et de l’industrie. Ainsi, à fin janvier, le stock disponible pour le marché libre était estimé à 382 000 tonnes. La consommation reste «globalement stable», estime l’interprofession CNIPT, «malgré la légère érosion de consommation constatée par rapport à l’année dernière». Les exportations sont également dynamiques. «La France confirme son statut de leader mondial». Depuis le début de la campagne, les exportations affichent une croissance de + 13 % en volume à fin janvier 2025, soit près de 1,4 million de tonnes exportées. À l’exception du marché italien «un peu en retrait» toutes les destinations sont en développement. «À fin mars, les fondamentaux du marché du frais restent solides», conclut le CNIPT. «Tous les acteurs de la filière sont mobilisés pour garantir une fin de campagne équilibrée», assure Joanny Dussurgey, président de l’Interprofession du frais.

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