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Covid-19
Plans de soutien aux filières brassicole et pomme de terre : «quel soutien» ?

Le ministère de l’Agriculture a annoncé des plans de soutien financier pour des secteurs agricoles et agro-alimentaires impactés par les fermetures administratives. Qu’en est-il ?

4,5 millions d’euros doivent être mobilisés pour la filière brassicole. Pour l’instant, les brasseurs n’ont rien reçu.
© D. R.

Plus de fêtes municipales, plus de mariages, plus de tournois sportifs et donc plus de troisièmes mi-temps… Depuis le premier confinement, les fûts de bière ne font pas partie de la fête, puisque fête il n’y a plus. «Le chiffre d’affaires lié à la vente de fûts nous échappe totalement. Celui-ci représente entre 20 et 25 % de notre chiffre d’affaires total», précise Eliane De Clerck, à la tête de la Brasserie De Clerck, à Péronne.

Le Gouvernement a bien conscience de cette perte. Le ministère de l’Agriculture a d’ailleurs  annoncé le 11 juin dernier des plans de soutien financier pour des secteurs agricoles et agro-alimentaires impactés par les fermetures administratives. Il a notamment annoncé qu’il mobiliserait 4,5 millions d’euros pour la filière brassicole et 10 millions d’euros pour la filière de production de pommes de terre. Or, «les brasseurs n’ont vu aucune traduction financière concrète de ces engagements. Quant aux producteurs de pommes de terre, ils ont découvert le 23 décembre, par la décision de la directive de FranceAgriMer, qu’une enveloppe maximale de 4 millions d’euros était ouverte pour un dispositif d’indemnisation partielle des pertes dues au Covid, financé par votre ministère», alerte Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France, dans une lettre adressée à Didier Guillaume le 11 janvier.

De son côté, la brasserie De Clerk a monté un dossier de prêt garanti par l’État et d’allègement des charges sociales pour le troisième trimestre. «Mais nous n’avons effectivement pas vu passer 1 € de ce plan de soutien, et nous ne savons pas comment la somme sera répartie», confie Eliane De Clerck. Si la gérante avoue que la situation n’est pas encore celle de «l’hyper catastrophe», l’entreprise n’a pas connu la progression qu’elle espérait et qu’elle avait amorcée début 2020. Pour s’en sortir, l’équipe de la brasserie mise sur la philosophie qu’elle a toujours eu : «nous comptons sur nous-même !»

Une aide resterait pourtant la bienvenue. Xavier Bertrand n’a pas l’intention de lâcher le morceau : «Les ministres ont pu se succéder mais les engagements pris doivent être tenus alors que ces deux secteurs (brassicole et pommes de terre, ndlr) sont toujours considérablement et dramatiquement impactés par les fermetures administratives des bars et restaurants», martèle-t-il dans son courrier.

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