Élevage porcin
Plus d’un millier de porcs et porcelets périssent dans l'incendie d'un bâtiment
Un violent incendie a ravagé, jeudi 1er janvier, une exploitation porcine de Robecq, dans le Pas-de-Calais. Malgré une mobilisation massive des secours, les pertes animales sont considérables. Le couple d’éleveurs est désormais accompagné par les services de l’État pour faire face aux conséquences humaines, économiques et sanitaires du sinistre.
Un violent incendie a ravagé, jeudi 1er janvier, une exploitation porcine de Robecq, dans le Pas-de-Calais. Malgré une mobilisation massive des secours, les pertes animales sont considérables. Le couple d’éleveurs est désormais accompagné par les services de l’État pour faire face aux conséquences humaines, économiques et sanitaires du sinistre.
Peu après 13 heures, jeudi 1er janvier, un incendie s’est déclaré dans un élevage porcin situé rue de l’Écleme, à Robecq, entre Béthune et Aire-sur-la-Lys. Très rapidement, le feu a gagné en intensité, générant d’importants panaches de fumée noire visibles à plusieurs kilomètres à la ronde. Comme le rapportent France 3 Hauts-de-France et le média local Horizon, les sapeurs-pompiers ont dû faire face à un sinistre d’une rare violence.
La porcherie touchée, d’une superficie supérieure à 2 000 m², abritait la maternité de l’élevage, avec truies et porcelets. Une seconde unité, attenante et dédiée à l’engraissement, a pu être protégée et épargnée par les flammes grâce à l’action rapide des secours.
Des conditions d’intervention particulièrement délicates
À 18h30, l’incendie n’était toujours pas totalement maîtrisé. En cause : la configuration du bâtiment et les matériaux présents. « Le feu est en cours d’extinction, mais l’opération est délicate à cause des fumées qui se dégagent de la toiture », expliquait à France 3 l’officier de communication des pompiers. Les caillebotis et l’isolation en PVC ont entretenu le brasier et produit une fumée épaisse, rendant toute progression à l’intérieur impossible.
Le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch (cité par France 3) présent sur les lieux, confirmait que l’intervention « devrait durer une bonne partie de la nuit ». Par mesure de sécurité, les pompiers ont été contraints d’arroser le bâtiment depuis l’extérieur, celui-ci menaçant de s’effondrer.
Au total, une soixantaine de sapeurs-pompiers, venus de Béthune, Lillers, Saint-Omer, Bruay-Houdain, Auchel, Liévin et Arras, ont été mobilisés, avec trois lances à incendie. Deux personnes ont par ailleurs été prises en charge après avoir inhalé des fumées.
Un lourd bilan animal pour l’élevage
Les conséquences pour l’exploitation sont dramatiques. Selon les chiffres communiqués par la préfecture, plus de 1 000 animaux ont péri dans l’incendie, essentiellement des porcelets, ainsi que 32 truies. L’élevage comptait au total près de 3 000 bêtes réparties sur deux bâtiments.
Les éleveurs ont tenté, dans un premier temps, de sauver les animaux du bâtiment partiellement épargné. Mais comme l’explique le préfet à France 3 : « Les bêtes n’ont pas voulu sortir du bâtiment, et avec le froid actuel, les laisser dehors pendant des heures aurait été pire que tout ». La ventilation a donc été maintenue pour préserver les animaux survivants.
Un accompagnement des éleveurs engagé
Face à l’importance des fumées, plusieurs habitations voisines ont été confinées par précaution. Après analyses, les autorités ont rapidement écarté tout risque pour la population. « Les fumées ont été testées et ne représentent pas un danger », a assuré le préfet.
L’origine de l’incendie demeure inconnue à ce stade. Le couple d’éleveurs sera accompagné par les services de la préfecture, notamment pour l’organisation de l’équarrissage des animaux et pour les démarches administratives et assurantielles. Un soutien indispensable pour tenter de se relever après ce coup dur.