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Pomme de terre fécule : vers un rendement record

La campagne féculière 2014-2015 est lancée depuis le 15 septembre.

Le rendement moyen pourrait atteindre 57 T par hectare à 17% de richesse.
Le rendement moyen pourrait atteindre 57 T par hectare à 17% de richesse.
© Stéphane Leitenberger

Pour la cinquième année consécutive, le centre de réception de la féculerie Roquette de Vecquemont a ouvert en septembre, le 15 cette année. Le délai supplémentaire a été mis à profit pour réaliser des travaux d'amélioration de l'outil industriel et répondre aux normes des clients.
Pour les producteurs, c'est l'optimisation du rendement qui était visée, favorisé, il est vrai, par des plantations précoces et les conditions climatiques pendant toute la phase culturale. Lors du comité de liaison du 10 septembre, la synthèse des estimations de rendements effectuées au début de ce mois laisse augurer une année record avec un rendement moyen qui pourrait atteindre 57 T par hectare à 17% de richesse (à 17 de richesse féculière, il faut cinq tonnes de pommes de terre pour obtenir une tonne de fécule).

Inquiétudes sur le plan sanitaire
Il se confirme qu'une année pluvieuse est une année à pommes de terre. Cela étant, cela ne va pas sans générer des inquiétudes au plan sanitaire. Si la lutte contre le mildiou semble avoir été bien menée grâce notamment à la disponibilité en produits performants, «les préparations du printemps effectuées sur des sols mal hivernés du fait de l'absence de gel et les nombreux jours de pluie peuvent rendre les arrachages délicats. A une gestion de la tare sans doute compliquée qui pourrait en résulter, il faut ajouter l'apparition de symptômes de pourritures humides (Erwinia, Phoma, Pythium) dus aux conditions asphyxiantes créées dans les buttes et à l'accumulation d'eau», selon Michel Martin, ingénieur régional Arvalis spécialiste des questions de conservation en pommes de terre.
«Le temps sec accompagné de températures maximales estivales qui s'est installé depuis plusieurs jours dans le bassin de production devrait permettre de calmer la situation sanitaire et procéder dans les cas les plus difficiles à des défanages dans de bonnes conditions en limitant les risques de contaminations des tubercules. Le ressuyage des buttes sera également propice à la réalisation des premiers arrachages dans des conditions meilleures que la dernière décade d'août le laissait envisager, même si les tassements de fond de buttes créés lors de la préparation se feront toujours durement sentir», a-t-il précisé dans le premier n° du Flash info conservation fécule du 7 septembre.

Arrachage et stockage : préserver le potentiel
Pour sa part, Bruno Poutrain, directeur de la coopérative féculière de Vecquemont, mise sur le bon sens des producteurs. Il est préférable de bien laisser mûrir la végétation et de laisser se décomposer en buttes les tubercules malades plutôt que de les récolter et de les stocker précipitamment.
Les conditions actuelles permettent d'assainir la situation. Il recommande aussi de ne pas récolter les zones qui ont été inondées.
Ses conseils rejoignent ceux de Michel Martin : «Pour le stockage en silos, même pour un enlèvement rapide, veillez à les constituer sur une seule largeur de remorque et ne pas hésiter à les recouvrir rapidement avec un voile non tissé de type Toptex. Celui-ci les protégera des précipitations à venir susceptibles de créer les conditions favorables aux pourritures tout en laissant respirer les tubercules.
Pour le stockage en bâtiment, prévoir des gaines et une ventilation adaptée. A chacun de mettre en oeuvre les moyens de respecter son planning de mise à disposition. Les rendements s'annoncent bons avec une bonne richesse. Les premières réceptions sont rassurante sen terme de tare. Il convient de préserver ce potentiel de volume jusqu'à la livraison en féculerie», a-t-il indiqué.

Au cours de la première semaine de réception et au-delà si nécessaire, des conditions particulières s'appliquent au barème bonus/malus. C'est la reconduction des modalités habituelles à savoir le déplacement du point neutre de la tare terre de 15 à 25 %. Le malus s'applique à partir de 25 % de tare au lieu de 15 % avec neutralisation entre 15 % et 25 %. Le seuil de pénalité pour une tare comprise entre 30 et 35 % passe à 40 % et il n'y aura pas de refus pour tare excessive. Les camions refusables seront simplement pénalisés. Au cas par cas, il pourra être décidé de supprimer partiellement cette pénalité.
Outre ces modalités, les livreurs ont été informés par un courrier co-signé de Roquette et des présidents des deux coopératives que la livraison de variétés de pommes de terre non féculières sera refusée. Une procédure est mise en place au centre de réception pour détecter les lots suspects et retourner les camions si nécessaire.

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