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Pommes de terre : quelles solutions après le CIPC ?

L’année 2021 s’avère compliquée pour le stockage des pommes de terre sans l’utilisation du chlorprophame (CIPC). Comment faut-il nettoyer les bâtiments ? Quelles sont les solutions alternatives ? Lors d’un webinaire, Arvalis a fait le point.

Le non-renouvellement du chlorprophame (CIPC) est une décision européenne et s’applique à tous les états membres. Cette décision est venue clore de nombreux débats, au niveau européen, qui se sont notamment déroulés dans le cadre du Comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et de l’alimentation animale (Scopaff) après la proposition de non-renouvellement de la molécule faite par la Commission l’année précédente. 

Lors de ses sessions des 28 et 29 septembre dernier, le Scopaff a voté la Limite maximale en résidus temporaire (LMRt) pour le CIPC. La LMRt de 0,4 mg/kg proposée par la Commission européenne a été acceptée. Cette LMRt a exceptionnellement été accordée parce que la filière européenne de la pomme de terre a pu démontrer qu’après de longues années d’utilisation, cet inhibiteur de germination laisse des traces dans les entrepôts. Des cristaux peuvent encore se libérer même après plusieurs années et provoquer une contamination croisée des pommes de terre stockées dans les entrepôts. Les conséquences peuvent être particulièrement lourdes, tant pour le producteur que pour le négoce et la transformation.

Comment nettoyer le bâtiment ?

Des analyses de pollution de surfaces conduites par Arvalis ont montré que l’ensemble des surfaces des bâtiments portaient des traces de résidus. En revanche, leur concentration est très différente en fonction de l’emplacement dans le bâtiment. Elle est particulièrement importante dans les zones impliquées dans la distribution d’air dans le stockage, surtout au niveau du couloir technique et des ventilateurs ou du réseau de ventilation, à plus forte raison si le CIPC était appliqué par thermonébulisation. C’est dans ces zones très contaminées qu’il faudra être très vigilant sur le nettoyage.

Quels sont les produits alternatifs ?

La stratégie pour contrôler la germination des pommes de terre en stockage devra préférentiellement reposer sur une combinaison des cinq matières actives actuellement homologuées comme produits antigerminatifs (hydrazide maléique, huile de menthe, éthylène, 1,4 diméthylnaphtalène, DMN, et huile d’orange par ordre chronologique d’homologation), et non pas reposer sur l’emploi exclusif de l’une ou l’autre.

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