Pour Céline Imart, les écologistes comme Sandrine Rousseau sont des « croque-morts de l’agriculture »
En suggérant de remplacer le mot « entrecôte » par « cadavre de vache » sur les menus des restaurants, l’élue écologiste Sandrine Rousseau a déclenché une vague de réactions, dont celle de l’eurodéputée Céline Imart, elle-même agricultrice dans le Tarn.
En suggérant de remplacer le mot « entrecôte » par « cadavre de vache » sur les menus des restaurants, l’élue écologiste Sandrine Rousseau a déclenché une vague de réactions, dont celle de l’eurodéputée Céline Imart, elle-même agricultrice dans le Tarn.
Sur le réseau social X, Céline Imart n’a pas laissé passer la séquence diffusée par l’association Futur, dans laquelle Sandrine Rousseau plaide pour un changement du vocabulaire autour de la viande. « ALERTE : J’aimerais bien un jour réussir à passer une loi où on appelle les “écologistes” de la bonne manière, c’est-à-dire les croque-morts de l’agriculture », a lancé l’eurodéputée, détournant presque mot pour mot la formule employée quelques heures plus tôt par la députée écologiste.
« Appeler les steaks de la bonne manière »
Le 20 mai, dans une vidéo diffusée sur Instagram, Sandrine Rousseau déclare : « J’aimerais bien un jour réussir à passer une loi où on appelle les steaks de la bonne manière, c’est-à-dire des cadavres d’animaux. » Évoquant ensuite les cartes des restaurants, elle ajoute en riant qu’elles auraient « beaucoup plus d’allure » si l’on y lisait « cadavre de vache » plutôt qu’« entrecôte ».
Derrière la formule provoc’ la députée écologiste passée il y a quelques années plus tôt par le Conseil régional de la région Nord-Pas-de-Calais (2010-2015) défend une idée qu’elle porte depuis plusieurs années : selon elle, le vocabulaire utilisé pour désigner la viande contribuerait à éloigner symboliquement le consommateur de la réalité de l’abattage animal. Et cela est donc à ses yeux inacceptable, d’autant que Sandrine Rousseau est aussi critique sur les tentatives visant à interdire certains termes utilisés pour les produits végétaux.
Dans la même séquence, elle regrette ainsi que des appellations comme « steak de soja » soient contestées : « Ils veulent qu’on appelle ça maintenant des croquettes ou des galettes végétariennes. »
Une nouvelle séquence clivante
Habituée des déclarations qui divisent, Sandrine Rousseau relance une fois encore le débat sur la place de la viande dans la société française. Ses soutiens y voient une manière de questionner les habitudes de consommation et la condition animale. Ses opposants dénoncent au contraire une provocation permanente visant le monde agricole et les éleveurs.
Quant à Céline Imart, en qualifiant Sandrine Rousseau et ses amis écologistes de « croque-morts de l’agriculture », on se dit qu’elle n’a sans doute pas complètement tort ; notamment en ce qui concerne l'activité d'élevage.