Aller au contenu principal

Politique
Pour Emmanuel Macron, « produire n’est pas un gros mot »

Le président de la République Emmanuel Macron a visité le 3 février une exploitation de Vallerois-le-Bois en Haute-Saône. A quelques jours du Salon international de l'agriculture, il a dévoilé trois grandes priorités : produire, préserver et protéger.

Emmanuel Macron en Haute-Saône
« On a besoin de tenir nos productions, de produire davantage », a indiqué Emmanuel Macron le 3 février sur l’exploitation des frères Cédric et Raphaël Py, au Gaec du Printemps, à Vallerois-le-Bois.
© Elysée

« En France, en Europe et au plan international, notre premier objectif est de produire. Ce n’est pas un gros mot de produire. On a besoin de tenir nos productions, de produire davantage », a indiqué Emmanuel Macron devant la presse le 3 février sur l’exploitation des frères Cédric et Raphaël Py, au Gaec du Printemps, à Vallerois-le-Bois. 

Le chef de l’État était notamment accompagné par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, par les deux députés RN de Haute-Saône, Emeric Salmon et Antoine Villedieu, le président de région Bourgogne-Franche-Comté Jérôme Durain ainsi que le député européen Jérémy Decerle. Cependant, la presse n'a pas été autorisée à assister à la table ronde qui s'est déroulée avec quatre syndicats agricoles, dont la FNSEA et Jeunes Agriculteurs. 

« Produire, c’est continuer de simplifier, défendre cette souveraineté agricole », à travers les conférences de la souveraineté alimentaire mise en place par le ministère de l’Agriculture et aussi « produire au niveau européen », a déclaré le chef de l’État. Sur ce point, Emmanuel Macron entend mettre en place « des objectifs de production filière par filière (…) car on ne peut pas déléguer notre alimentation à d’autres ».  

« L’agriculture on a besoin »

Deuxième priorité : préserver. « On ne peut pas dire qu’on va installer de nouvelles générations si on ne préserve pas notre eau, nos sols, notre biodiversité », a enchainé le président de la République qui réfute toute idée d’opposer « production et préservation ». Le dossier de l’eau devrait d’ailleurs prendre une place importante dans la future loi d’urgence. 

Enfin troisième priorité, Emmanuel Macron entend « protéger notre agriculture comme nous l’avons fait ces derniers mois pour notre acier et pour notre automobile ». Très clairement, il vise ici la réciprocité des règles commerciales qui sont en jeu dans les différents accords de libre-échange entre l’Union européenne et les autres régions du monde. Autant Bruxelles a peiné à faire reconnaître cette règle de réciprocité dans le Mercosur, autant elle y est parvenue (au moins dans les textes) avec la dernier traité signé avec l’Inde. « On a de l’avenir pour notre agriculture, et on en a besoin (…) La vision que nous portons, c’est celle d’une souveraineté agricole », a-t-il asséné.

Interrogé sur la non-participation des bovins au Salon international de l’Agriculture en raison de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), Emmanuel Macron a estimé que « les conditions sanitaires, maintenant, sont à coup sûr bien plus réunies que quand ces décisions ont été annoncées » et qu’il y aurait pu avoir des « flexibilités, mais je crois que c'est aux professionnels et aux organisateurs du Salon de prendre cette décision, ce n’est pas au Président de la République, au Gouvernement de le faire », a-t-il dit. 

L’absence des bovins ne l’empêchera pas de venir inaugurer le Salon le 21 février prochain : « J'y serai comme chaque année, pour défendre notre agriculture, défendre nos agriculteurs partout et défendre ce modèle français », a-t-il conclu. 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

À Attin, une panne de chaudière à la sucrerie stoppe provisoirement les arrachages de betteraves

Une panne de chaudière touche depuis ce jeudi matin la sucrerie Tereos d’Attin (62). Le service agricole demande aux planteurs…

betteraves sucrières préfet Oise visite
Le préfet de l’Oise au chevet des betteraves sucrières

À l’invitation de la CGB (Confédération générale des betteraviers) 60, ses administrateurs, la FDSEA et la Chambre d…

Des produits locaux dans les cantines des lycées des Hauts-de-France.
Trois lycées de la Somme récompensés pour servir des produits locaux à la cantine

Les lycées Robert-de-Luzarches et La Hotoie, à Amiens, ainsi que le lycée professionnel Jean-Racine, à Montdidier, figurent…

modération L'Amour est dans le pré
L’Amour est dans le pré : les fans sont-ils devenus fous ?

La production de L’Amour est dans le pré est désormais obligée de rappeler à une partie de son public qu’il serait peut-être…

panne sucrerie Attin Tereos chaudière
Après une réparation express, la sucrerie d’Attin reprend son activité normale

Deux jours après la panne de chaudière qui avait conduit à suspendre temporairement les arrachages de betteraves, la sucrerie…

Natacha Polony candidature élection présidentielle 2027 agriculture
Natacha Polony, candidate à la Présidentielle : « Nos agriculteurs ne vivent même plus de leur travail »

La journaliste et essayiste a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 ce mercredi 14 octobre. Six jours…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde