Santé animale
PPA : la transmission entre élevages de porcs et faune sauvage décryptée
Dans un communiqué du 31 mars, l’INRAE, l’ENVT et l’Anses* ont indiqué que des scientifiques avaient conçu un modèle épidémiologique original pour analyser la propagation de la peste porcine africaine (PPA) ou fièvre porcine africaine.
Publiée dans Nature Communications, cette étude se fonde sur l’épidémie en Roumanie, qui concentrait 66 % des foyers européens en 2024. Les résultats confirment une transmission bidirectionnelle entre porcs domestiques et sangliers. Si la circulation entre élevages explique 60 % des cas en exploitation, environ 27 % des infections proviennent de la faune sauvage environnante. À l’inverse, les élevages sont à l’origine de 40 % des contaminations détectées dans les habitats de sangliers. Les travaux mettent en évidence le rôle clé des zones forestières dans la persistance et la diffusion du virus.
Pour la filière porcine, ce constat est sans appel : la gestion de l'épidémie ne peut se limiter au seul contrôle des mouvements d'animaux entre sites. La protection des cheptels exige un renforcement impératif des mesures de biosécurité à l’interface avec la faune sauvage afin de limiter tout contact.
*Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement / École nationale vétérinaire de Toulouse / Agence de sécurité sanitaire.