Aller au contenu principal

Un label pour faire connaître les attraits gourmands des Hauts-de-France

La Région Hauts-de-France s’est vu remettre le label «Région européenne de la gastronomie» pour l’année 2023. Une distinction qui a pour but de mettre en avant différentes actions dans la région pour y entretenir l’art de bien manger.

Des chefs restaurateurs dont les médiatiques Florent Ladeyn et Alexandre Gauthier – ce dernier est d’ailleurs parrain de la candidature de la région –, un agriculteur, des brasseurs, un boucher, un fromager, des plats emblématiques des Hauts-de-France et des sourires de consommateurs. En 2’40, le consommateur «lambda» s’offre en vidéo un aperçu de la richesse de ce que la Région Hauts-de-France révèle à l’heure du déjeuner ou du dîner. Si un tel film a été réalisé – on peut le retrouver facilement sur les réseaux sociaux et les plateformes de partage –, c’est pour accompagner la candidature de la région à l’obtention du label «Région européenne de la gastronomie». Une distinction qu’elle a finalement obtenue pour l’année 2023 et qui lui a été remise officiellement le 27 septembre dans la ville du Touquet (62). 

 

Des atouts encore méconnus

Pendant à peu près un an, les neuf structures membres du consortium qui a porté la candidature de la région ont dû «remplir des dossiers, rencontrer un jury d’experts, répondre à ses questions, argumenter…», dixit Maude Caucheteux, directrice opérationnelle du campus tourisme et innovation Hauts-de-France. Jusqu’à obtenir le label. Présidente de l’International Institute of Gastronomy, Culture Art and Tourism (IGCAT), Diane Dodd expliquait en ce début de semaine avoir été «impressionnée par la richesse de la gastronomie de cette région et les activités auxquelles les visiteurs peuvent participer». Parmi les membres de ce consortium, on retrouve le Campus des métiers et qualification «tourisme et innovation», la Région Hauts-de-France, la Chambre régionale d’agriculture, la CCI Hauts-de-France, la fédération des offices de tourisme des Hauts-de-France ou, encore, l’Union des métiers de l’industrie hôtelière (UMIH). Tous partagent l’envie et la mission «de faire rayonner notre région à travers sa gastronomie». 

Maire du Touquet et conseiller régional, Daniel Fasquelle expliquait quelques minutes après avoir reçu le label les raisons qui ont conduit les Hauts-de-France à candidater : «Bien que nous ayons un certain nombre d’atouts, l’agriculture, la pêche, les paysages, des spécialistes de la torréfaction, de la fumaison, du champagne, un patrimoine identitaire réel avec quantité de recettes – y compris les friteries où l’on mange un paquet de frites avec du vinaigre et de la mayonnaise –, notre région souffre d’un déficit de notoriété. L’idée est donc de profiter du label pour mieux connaître notre gastronomie et attirer des visiteurs car nous savons tous que gastronomie et tourisme sont intimement liés.» 

 

Changer l’image par la gastronomie

Décrocher le label «Région européenne de la gastronomie» n’est toutefois pas une fin en soi. Il faut, en effet, désormais, préparer l’année 2023 et c’est pour cela qu’un appel à manifestation d’intérêt est d’ores et déjà lancé auprès des acteurs régionaux de la gastronomie. De la table étoilée à la baraque à frites, en passant par la ferme-auberge, le lycée hôtelier ou le groupement de producteurs, toute démarche est la bienvenue. Pour y participer, il suffit de se rendre sur la plateforme dédiée (https://gastronomy.hautsdefrance.fr)
Les projets présentés devront répondre à au moins un des six principes du label : produire autrement pour manger mieux ; innover pour créer de la valeur et des emplois durables ; renforcer les liens qui nous unissent ; garantir la durabilité touristique ; éduquer pour le futur ; favoriser le bien-être des habitants et des visiteurs. En parallèle à l’objectif de promotion, l’un des enjeux est aussi de s’intéresser au «mieux manger» en mettant l’accent sur des initiatives allant dans ce sens. Face aux curieux qui s’interrogent sur le rôle de ce label, les membres du consortium qui ont porté la candidature de la région assurent que les retombées seront au rendez-vous, citant l’exemple de la ville de Lille, Capitale européenne de la culture, en 2004 : «Avant que Lille ne soit déclarée capitale européenne de la culture, les entreprises de l’hôtellerie-restauration ne travaillaient que du lundi au vendredi. Depuis, les choses ont radicalement changé. Lille est reconnue comme une ville de culture et l’on voit des touristes plus nombreux. Les professionnels de nos métiers travaillent désormais tous les jours», constate Jean-Michel Thibaut, représentant l’Union des métiers de l’industrie hôtelière (UMIH). Pour Daniel Fasquelle, enfin, «il faut réussir à changer l’image que les Français et les Européens ont de notre région. Quand elle est connue, on se rend compte qu’elle est mal connue. Nous comptons donc sur la gastronomie pour en changer l’image. Il existe pas mal de choses et on va les mettre en avant». Et à n’en pas douter, se régaler. 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Les céréaliers redoutent «une pénurie d’engrais»
Agriculteur dans le Loiret et secrétaire général adjoint de l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), Cédric Benoist…
D’ici quelques semaines, Noriap devrait être en mesure de proposer un contrat à ses adhérents engagés dans des pratiques d’agriculture de régénération après avoir convaincu plusieurs de ses clients de participer à l’effort. 
Noriap dans les starting-blocks pour rémunérer les pratiques régénératives
La coopérative samarienne fait partie des entreprises pionnières de l’amont à imaginer un système de rémunération qui récompense…
Le marché aux bestiaux, installé sur 4 ha à Tilloy-les-Mofflaines, serait trop coûteux pour la Communauté urbaine  d’Arras (CUA).
Sans marché aux bestiaux d’Arras, l’élevage régional sera affaibli
La Communauté urbaine d’Arras (CUA), propriétaire du marché aux bestiaux, va cesser cette activité jugée trop onéreuse fin 2021.…
Chez Antoine Guilbaut, les vaches vieillissent bien. Ici, Dauphine, fille d’Oulou, quatorze ans en janvier, est pleine de son douzième veau. Son IVVV : 369 jours. 
Antoine Guilbaut a ses blondes dans la peau
Ses blondes d’Aquitaine, Antoine Guilbaut y passe un temps fou. Les efforts de l’éleveur de Boismont sont récompensés d’…
Plusieurs définitions de l’agriculture de régénération coexistent. Elle est le plus souvent recentrée sur des pratiques d’«amélioration du sol» en s’approchant du concept d’agriculture de conservation.
L’agriculture régénératrice, un concept tout-terrain
Dans le sillage de Danone, des industriels comme McCain, Nestlé, ou encore le fabricant de vêtements Patagonia, ont annoncé, ces…
Ferme des 1000 vaches : le Conseil d’État déboute les porteurs du projet
Les porteurs du projet de ferme communément appelée «Ferme des 1000 vaches» à Drucat, près d’Abbeville, sont condamnés à régler…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde