Artisanat
Un Picard sacré meilleur jeune boucher de France
À seulement vingt ans, Timothée Raux, apprenti amiénois, a décroché le titre de meilleur jeune boucher de France, le 25 février au Salon de l’Agriculture. Formé au CMA d’Amiens, il a su s’imposer comme un véritable talent de la boucherie française. Une consécration qui récompense son travail et une passion née dès l’adolescence.
À seulement vingt ans, Timothée Raux, apprenti amiénois, a décroché le titre de meilleur jeune boucher de France, le 25 février au Salon de l’Agriculture. Formé au CMA d’Amiens, il a su s’imposer comme un véritable talent de la boucherie française. Une consécration qui récompense son travail et une passion née dès l’adolescence.
Lorsqu’il se saisit du couteau, ses mains tremblent. Face à un large public et sous le coup du stress, il commet quelques erreurs sur l’épaule d’agneau, l’épreuve qu’il appréhendait le plus. Mais il se reprend : son désossage est minutieux et il réalise un ficelage propre et régulier sur la côte de bœuf. Il ne reste plus qu’à attendre le verdict. Quelques heures plus tard, Timothée Raux, vingt ans, remporte le titre du meilleur jeune boucher 2026, le 25 février au Salon international de l’Agriculture. Une véritable fierté pour l’apprenti boucher au CMA d’Amiens, qui raconte ce moment. «Ça a été un gros soulagement. C’était la première fois que je participais à un concours d’une telle ampleur et surtout avec un enjeu pareil.» Pour lui, représenter son savoir-faire et mettre en avant le métier de boucher a été un réel honneur.
«Tout ce travail a porté ses fruits»
Les jurés, membres de hauts rangs de la boucherie française, ont départagé les quatre candidats sur des critères précis : finesse, propreté du plan de travail et du tablier, précision, etc. À l’annonce des résultats, les deux professeurs de pratique de Timothée ont sauté de joie. «Ils étaient contents de voir que leur enseignement paie et que tout ce travail a porté ses fruits», explique le jeune gagnant. Son tuteur et l’une de ses collègues de travail n’ont pas hésité à faire le trajet jusque Paris pour encourager l’apprenti.
Au quotidien, il travaille au sein du secteur boucherie, chez Auchan à Nesle, et s’est beaucoup entraîné en conditions réelles en amont du concours. Le jour J, Timothée n’était pas le seul Picard à représenter le territoire. Son camarade de classe, Louis Quedeville, dix-sept ans, y a également participé et a même remporté la médaille d’argent. «Même si nous étions en compétition, nous étions là l’un pour l’autre. On a vécu le même stress et la même appréhension, donc on s’est beaucoup soutenu», précise Timothée.
Passionné de boucherie depuis un stage de troisième, Timothée ne compte pas s’arrêter à ce nouveau titre. À l’avenir, il rêve d’autres trophées et médailles : «Mon prochain objectif serait de participer au concours Inter-Régional de boucherie au prochain Salon de l’agriculture. Comme on est en équipe de trois, je voudrais le faire avec une camarade et l’un de mes professeurs de pratique.»