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Communication
Un tour de moissonneuse pour semer le dialogue

Pour la deuxième année consécutive, l'opération Moissonneuse.fr permet au grand public de vivre l'expérience des moissons aux côtés des céréaliers. À Saisseval, Arnaud Van Den Bossche fait partie de la petite dizaine d’agriculteurs samariens qui y participent. Rencontre.

Arnaud Van Den Bossche : «Il y a tellement de désinformation autour de l’agriculture… On a besoin d’expliquer notre métier.»
Arnaud Van Den Bossche : «Il y a tellement de désinformation autour de l’agriculture… On a besoin d’expliquer notre métier.»
© A. P.

Chaque année à la moisson, Clément Le Madec regarde les moissonneuses avec curiosité, mais n’ose pas arrêter un chauffeur pour lui demander de faire un tour. Cette année, grâce au site moissonneuse.fr qu’il a découvert via Facebook, cet habitant de Creuse, à l’ouest d’Amiens, a réalisé un rêve de gosse. «J’ai contacté Arnaud Van Den Bossche, agriculteur de Saisseval (à 10 km de chez lui, ndlr) qui est inscrit sur le site,», raconte-t-il. Le 14 juillet, il embarquait pour la première fois dans une moissonneuse.

Cette année, pour la deuxième édition, plus de 260 agriculteurs participent à cette opération à l’initiative d’Intercéréales, qui vise à renforcer le lien entre les Français et le monde agricole en cette période bien particulière de l’année. «À travers Moissonneuse.fr, nous souhaitons donner aux Français l'occasion de mieux comprendre ce qu'est l'agriculture d'aujourd'hui : un métier d'engagement, d'expertise et d'adaptation permanente», explique Benoît Piétrement, président d'Intercéréales et agriculteur dans la Marne.

Arnaud Van Den Bossche est l’un des huit participants de la Somme. Il s’est inscrit sur le site pour la première année. «Il y a tellement de désinformation autour de l’agriculture… On a besoin d’expliquer notre métier», assure-t-il. Accueillir quelqu’un dans la moissonneuse est l’occasion pour le polyculteur (blé, escourgeon, colza, betteraves, luzerne, pommes de terre fécule et plants…) d’expliquer ses contraintes. «Dans la Somme, la moisson est globalement meilleure cette année que l’année dernière, mais ce sera le contraire chez moi. Mes terres blanches préfèrent les années humides.» Il estime avoir perdu environ 20 % d’épis à cause de la sécheresse du printemps.

Des pratiques ignorées

Arnaud Van Den Bossche veut aussi mettre en avant les pratiques agroécologiques qu’il met en place dans son exploitation. Il utilise, par exemple, le logiciel Be Api, qui permet d’adapter les intrants à la variété intra-parcellaire du potentiel du sol. «En termes de fertilisation, on met ce qu’il faut là où il faut, et pas plus. J’ai réduit les intrants grâce à cela.» Cette année, il a aussi testé la solution digitale Xarvio de BASF, pour piloter les fongicides. «C’est un peu le Mileos des céréales», présente-t-il. Il espère ainsi réduire ses IFT fongicides tout en préservant les rendements. «Ce sont des outils qui sont entrés dans notre quotidien, mais le grand public n’en a pas du tout conscience.»

Clément Le Madec, qui «s’intéresse à tout», a profité de deux heures de moisson avant l’arrivée de la pluie. Il a tellement apprécié l’expérience qu’il espérait pouvoir y retourner ce vendredi.

Pour participer, en tant qu’agriculteurs ou visiteurs, il suffit de se rendre sur le site www.moissonneuse.fr. L’inscription de l’agriculteur se fait en quelques clics. Une carte interactive permet de localiser les exploitations participantes et de prendre rendez-vous gratuitement avec un agriculteur proche de chez soi.

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