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«Une production à un prix encore ferme»

Après avoir arrêté plusieurs années, Olivier Petit a repris la production de pommes de terre fécule sur son exploitation, à Bonnay.

Olivier Petit : «Il fallait trouver un revenu supplémentaire.»
Olivier Petit : «Il fallait trouver un revenu supplémentaire.»
© AAP


La pomme de terre fécule, il connaît bien. Sur son exploitation de 296 ha, à Bonnay, il en faisait, ainsi que des céréales, des protéagineux et des oléagineux. En 2004, avec le départ de son salarié à la retraite, le dilemme se pose d’embaucher pour poursuivre cette culture ou de simplifier son système. Il opte pour le second et arrête la fécule. L’arrivée de son fils sur l’exploitation l’an dernier remet au goût du jour la fécule.
«Il me fallait trouver un revenu supplémentaire. La fécule pouvait y répondre, d’autant que c’est une production où on a encore un prix ferme pour le moment. Je pense que c’est aussi pour cela que celle-ci connaît un nouvel essor sur notre territoire, d’autant que le marché des céréales est sinistré», explique Olivier Petit. Autre avantage : sur le plan agronomique, cela permet de faire une certaine diversification des cultures.

Un départ retardé par les pluies
Compte tenu des pluies incessantes, il n’a commencé à planter que le 19 avril. «D’habitude, à cette date, nous avons fini», relève-t-il. Et de craindre que plus on plante tard, moins on récolte. Il est parti sur un contrat de production de 1 750 tonnes. Pour ce faire, il a acheté un peu plus de 70 tonnes de plants répartis sur 31,50 ha. Il a choisi comme variétés Amyla, Kardal et Oleva. «On n’a pas vraiment le choix, note-t-il, car Amyla et Kardal représentent 70 % des plants que Roquette réceptionne.»
Si la plupart des féculiers plantent et buttent après, lui, a décidé de planter et butter en même temps. «En procédant de la sorte, on fait de plus belles buttes et l’on gagne un passage», dit-il. Seul bémol : cela implique de travailler plus en profondeur. Or, avec la répétition des pluies, la terre n’a pas eu le temps de sécher et, en profondeur, elle regorge encore de pas mal d’eau.
S’il s’est occupé de la préparation du sol, puis gérera le travail phytosanitaire, il a confié à une ETA (entreprise de travaux agricoles) la plantation et la récolte. «En faisant appel à leurs services, je bénéficie de matériels dernier cri que je n’aurais pas pu acheter», explique-t-il. Avant d’ajouter : «C’est une culture contraignante par rapport au blé. Il y a beaucoup de travail à faire.» Mais le prix de la production étant assurée, à la différence de toutes les autres, cela permet de stabiliser le chiffre d’affaires de l’exploitation.

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