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Politique
« Viande d’Espagne plutôt que du Nord » : ce qu’a vraiment dit Dominique Voynet

La diffusion d’un extrait vidéo partagé par la députée RN du Lot-et-Garonne Hélène Laporte a déclenché une polémique autour de propos tenus par la députée écologiste Dominique Voynet lors des débats sur le projet de loi agricole. Mais la séquence relayée sur les réseaux sociaux ne reprend qu’une partie de son intervention, dans laquelle l’élue évoquait un exemple théorique lié au critère de l’empreinte carbone dans les marchés publics.

Dominique Voynet loi d'urgence agricole viande
La députée du Doubs et ex-ministre de l'environnement, Dominique Voynet.
© Capture d'écran - X

Les débats sur le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles viennent encore de donner lieu à une polémique politique après la diffusion, sur le réseau social X, d’un extrait vidéo partagé par la députée RN Hélène Laporte. L’élue d’extrême droite y dénonce des propos tenus par la députée écologiste Dominique Voynet au sein de la Commission des affaires économiques, accusée de préférer « de la viande d’Espagne plutôt que du Nord de la France ».

Dans la courte séquence relayée par Hélène Laporte, on entend Dominique Voynet déclarer : « Je préfère de beaucoup que ma viande vienne de l’Espagne plutôt qu’elle vienne du Nord de la France. » 

Pour la vice-présidente de l’Assemblée nationale, la réaction est immédiate, qualifiant ces propos de « honte », et entraînant de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.

Dominique Voynet viande

Mais l’extrait diffusé ne reprend qu’une partie de l’intervention de la députée écologiste et omet les explications qui l’accompagnaient. Dans la séquence complète, prononcée lors des travaux de la commission des affaires économiques, Dominique Voynet évoquait un cas théorique lié aux critères environnementaux dans les marchés publics.

« Si je suis un acheteur public à Toulouse, je préfère de beaucoup que ma viande vienne de l’Espagne, avec les mêmes standards de qualité qu’en France, plutôt qu’elle vienne du Nord de la France », expliquait-elle, avant de préciser qu’il s’agissait d’« un exemple » portant sur la prise en compte du critère carbone dans les politiques d’achat.

La députée du Doubs développait alors un raisonnement sur les contradictions pouvant exister entre relocalisation de la production, souveraineté alimentaire et réduction des émissions liées au transport. Et de regretter « qu’on cherche à mettre trop de choses dans les amendements ».

Dans la suite de son intervention — absente de l’extrait partagé sur X — Dominique Voynet évoquait également les difficultés structurelles de certaines filières agricoles françaises. Elle citait notamment le cas des veaux élevés dans l’Est de la France puis envoyés en Espagne ou en Italie pour l’engraissement, faute de filière locale suffisamment développée.

L’échange illustre les tensions qui entourent actuellement les débats parlementaires sur l’agriculture, où s’opposent questions environnementales, défense des productions françaises et organisation des filières. Il met aussi en lumière la manière dont certaines prises de parole peuvent être relayées de façon partielle sur les réseaux sociaux, au risque d’en modifier le sens initial.

Le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, porté par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, poursuit actuellement son examen à l’Assemblée nationale. Plus d’un millier d’amendements doivent encore être étudiés avant un vote attendu d’ici l’été.

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