Faune sauvage
A Voyennes, les sangliers ravagent le terrain de football
À Voyennes, après les cultures et les propriétés privées, c’est désormais le terrain communal de football qui a été ravagé par des sangliers, suscitant la colère des agriculteurs locaux, lesquels réclament des mesures fortes et immédiates pour réguler une population devenue incontrôlable.
À Voyennes, après les cultures et les propriétés privées, c’est désormais le terrain communal de football qui a été ravagé par des sangliers, suscitant la colère des agriculteurs locaux, lesquels réclament des mesures fortes et immédiates pour réguler une population devenue incontrôlable.
« Le week-end dernier, une compagnie de sangliers a saccagé la pelouse du terrain de football de Voyennes. Aujourd’hui le terrain communal est impraticable et le coût de remise en état est considérable », rapporte Christophe Polin, agriculteur dans la commune et membre du conseil d’administration de la FDSEA de la Somme.
Après avoir provoqué des dégâts dans les champs, sur les terrains des particuliers, et des accidents sur les routes, les sangliers se sont attaqués cette fois-ci au terrain communal. Les sangliers, qui se réfugient sur les terrains de propriétaires qui refusent de les chasser, ont facile à sortir la nuit pour aller se nourrir de verres de terre.
Mesure forte demandée
A Voyennes et aux alentours, face à cette situation, Les agriculteurs demandent désormais au préfet de la Somme l’organisation d’une battue administrative chez les propriétaires de terrain qui ne jouent pas le jeu de la régulation de l’espèce. « A plusieurs reprises, nous avons déjà signalé qu’il fallait réduire sérieusement la population de sangliers dans les marais le long de la vallée de Somme », rappelle Christophe Polin.
Pour lui, « la responsabilité de la Fédération des chasseurs de la Somme est engagée. En effet en ne voulant pas réellement maitriser la population de sangliers, les dégâts se multiplient un peu partout sur notre territoire… », considère l’agriculteur qui demande également une mesure « choc » dans le département : la suppression du plan de chasse sangliers.
Ainsi, souligne M. Polin, cette mesure aurait pour effet « de permettre aux chasseurs de prélever plus d’animaux, de faire baisser réellement la population et donc automatiquement les dégâts, car sinon la situation va continuer à se dégrader. »