Échos des moissons
70, 90 qx/ha ou plus… comment naît un rendement moyen ?
Chaque été, les rendements moyens publiés par les coopératives et les négoces, Arvalis ou FranceAgriMer alimentent les discussions… et parfois les incompréhensions. Président délégué de Noriap et secrétaire général adjoint de l'AGPB, Luc Vermersch décrypte les coulisses d'un indicateur souvent mal interprété.
Chaque été, les rendements moyens publiés par les coopératives et les négoces, Arvalis ou FranceAgriMer alimentent les discussions… et parfois les incompréhensions. Président délégué de Noriap et secrétaire général adjoint de l'AGPB, Luc Vermersch décrypte les coulisses d'un indicateur souvent mal interprété.
Depuis le début de la moisson, organismes stockeurs, comité régional des grandes cultures ou encore Arvalis et FranceAgriMer communiquent des rendements moyens. D’où proviennent ces chiffres ?
Au niveau d’une coopérative, les moyennes sont établies à partir des retours enregistrés dans les silos, avec les livraisons des adhérents, en fonction des parcelles récoltées et des données saisies au fur et à mesure de la collecte. C’est là que se concentrent les chiffres. Ces chiffres sont ensuite croisés avec l’expérience des agents de silo et des technico-commerciaux. La limite du système, ce sont les non-dits… Quand on a pris une taule, on ne s’en vante pas. On parle plus facilement de ce qui est bon que de ce qui est mauvais. Il y a une part d’appréciation, mais une fois que la récolte avance, les chiffres deviennent de plus en plus précis. Arvalis réalise également des prélèvements.