Loi d’urgence
Après la décision de la CMP, la betterave française retrouve un espoir face à la jaunisse
La Commission mixte paritaire (CMP) a trouvé, jeudi 16 juillet, un compromis sur le projet de loi d'urgence agricole. Le texte prévoit de rouvrir la possibilité d'utiliser la flupyradifurone en enrobage de semences de betteraves, sous le régime des dérogations. Une décision saluée par la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB), qui y voit une première réponse à une distorsion de concurrence dénoncée depuis plusieurs années.
La Commission mixte paritaire (CMP) a trouvé, jeudi 16 juillet, un compromis sur le projet de loi d'urgence agricole. Le texte prévoit de rouvrir la possibilité d'utiliser la flupyradifurone en enrobage de semences de betteraves, sous le régime des dérogations. Une décision saluée par la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB), qui y voit une première réponse à une distorsion de concurrence dénoncée depuis plusieurs années.
Après des semaines de débats entre députés et sénateurs, la Commission mixte paritaire, réunie le 16 juillet, est parvenue à une version commune du projet de loi « urgence agricole ». Parmi les dispositions les plus attendues figure l'article 2, consacré à la protection des cultures contre les ravageurs.
Le compromis ouvre la possibilité d'accorder des dérogations permettant l'utilisation de la flupyradifurone en enrobage de semences pour la betterave sucrière. Une évolution majeure pour la filière, qui réclamait depuis plusieurs campagnes de disposer des mêmes moyens de protection que ses concurrents européens.
Depuis la fin des dérogations accordées aux néonicotinoïdes, les producteurs français de betteraves sont confrontés à une impasse technique face aux pucerons vecteurs de la jaunisse virale. Une situation que l'INRAE avait elle-même qualifiée de préoccupante dans un rapport publié à l'automne 2025.