Industrie
Arnaud Caron : «Le partenariat avec Mousline est notre bouée de sauvetage»
Jeune agriculteur à Vauvillers, à 4 km de l’usine Mousline, Arnaud Caron souligne l’intérêt de la contractualisation, qui lui assure un débouché stable. Ce n’est pas le cas de tous les volumes qu’il produit. La crise de la filière l’a obligé à donner 200 t de pommes de terre. Une perte sèche dure à avaler.
Jeune agriculteur à Vauvillers, à 4 km de l’usine Mousline, Arnaud Caron souligne l’intérêt de la contractualisation, qui lui assure un débouché stable. Ce n’est pas le cas de tous les volumes qu’il produit. La crise de la filière l’a obligé à donner 200 t de pommes de terre. Une perte sèche dure à avaler.
En 1963, le grand-père d’Arnaud Caron était le premier producteur à signer un contrat avec l’usine Mousline. «On produit des pommes de terre depuis 1921. À l’époque, l’arracheuse était tirée par des chevaux», raconte le jeune agriculteur de Vauvillers. L’histoire de cette ferme familiale est intimement liée à cette culture. Arnaud n’imaginait pas il y a quelques années devoir se démener pour se débarrasser de 200 t de pommes de terre dont personne ne veut. Et pourtant…
«Des années difficiles, on en a connues. Mais jamais des situations comme celle-ci. Quand on rembourse encore la reprise de l’exploitation, ça fait mal.» Depuis le Covid, en 2019, puis la guerre en Ukraine et celle au Moyen-Orient, l’explosion des charges s’ajoute aux marchés des productions agricoles qui peinent à se maintenir. Alors la crise de la pomme de terre, culture à valeur ajoutée de la ferme, a enfoncé le clou. «On est dans l’impasse, pour ne pas dire dans le fossé.»