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Consommation
Avec la hausse de la TVA, des Belges vont se priver de frites

En Belgique, une mesure politique visant à doubler la TVA sur les repas à emporter à partir de 2026 ne passe pas auprès des professionnels de la frite et des consommateurs. 

TVA sur les frites en Belgique
© Emmanuel Codden - Pexels

Alors que le gouvernement belge affine son programme budgétaire pour 2026-2029, une disposition fait vivement réagir : le relèvement de la TVA sur les repas à emporter, qui passera de 6 à 12 %. Une décision qui impactera directement le prix du cornet de frites, aliment emblématique du pays, rapportait nos confrères de France 3 Hauts-de-France dans un reportage. En se rendant à Péruwelz (B), à la frontière avec le Valenciennois, les journalistes de France 3 ont constaté un mécontentement généralisé chez les professionnels comme chez les consommateurs.

Une filière de proximité sous tension

En Belgique, les frites relèvent du patrimoine culinaire. Pourtant, le gouvernement a décidé d’en modifier l’équation économique. Dès le 1ᵉʳ janvier, les friteries devront composer avec une TVA doublée, conséquence directe des mesures d’économie prévues au budget 2026-2029.

À Péruwelz, l’inquiétude est palpable. Dans une friterie du centre-ville, la clientèle exprime sans détour sa colère : « Ils ne savent pas ce qu’ils font », lâche un habitué interrogé par France 3. Un autre renchérit : « On a déjà eu pas mal de manifestations pour autre chose, mais il y a moyen que ça bouge pour des frites. Moi, franchement, je serai le premier à y aller. »

Pour les professionnels, l’équation est simple : impossible d’absorber la hausse sans répercussion. « On est une petite entreprise… La patronne devra augmenter les prix parce qu’elle ne pourra plus payer les loyers et les factures. On sera obligés de rentabiliser ce qu’elle achète », explique la frituriste Lola Claus.

Une hausse de quelques dizaines de centimes 

Même si l’augmentation semble modérée – quelques dizaines de centimes par cornet –, son impact pourrait être significatif dans un secteur où la clientèle est sensible au prix. Une consommatrice rencontrée sur place anticipe déjà un changement d’habitude : « Je vais aller moins souvent à la friterie, je pense. » Certains imaginent même un renversement des équilibres entre restauration rapide et restauration traditionnelle : « Il y a des petits cafés-restaurants qui servent de la bonne nourriture et qui vont devenir moins chers qu’une baraque à frites… C’est pas normal », estime un autre client.

Un effort budgétaire revendiqué par l’exécutif belge

Au niveau national, cet ajustement fiscal vise à contribuer aux quelque 9 milliards d’euros d’économies annoncés d’ici 2029. Sur la RTBF, le vice-premier ministre Maxime Prévot assume : « Pendant des années, on a trop dépensé l’argent que nous n’avions pas en Belgique. Aujourd’hui, nous sommes au pied du mur. » 

Outre les repas à emporter, la mesure touche également d’autres services, notamment les nuitées d’hôtel et certaines activités de loisirs.

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