Épidémiosurveillance
Bulletin de santé du végétal au 4 août 2026
Les observations régionales sur l’état sanitaire des cultures au mardi 4 août 2026.
Les observations régionales sur l’état sanitaire des cultures au mardi 4 août 2026.
Betteraves
Quarante-sept parcelles observées cette semaine.
Maladies foliaires : quarante-sept parcelles ont été observées cette semaine. Trois parcelles atteignent le seuil indicatif de risque T1 pour la cercosporiose, et neuf parcelles atteignent le seuil indicatif de risque T2.
Un ralentissement de la cercosporiose est constaté du fait d'un manque d'humidité. Certaines parcelles atteignent le seuil pour une deuxième protection.
À ce jour, la situation des maladies foliaires est très différente d’une parcelle à l’autre, l’observation est indispensable avant toutes prises de décision.
Jaunisse : les symptômes de jaunisse sont signalés sur treize parcelles. Les surfaces touchées restent majoritairement faibles, de 1 à 3 %. Une parcelle dans la Somme signale une présence à 10 %. Aucune solution possible dès l’apparition des symptômes.
Pégomyies : comme la semaine précédente, six parcelles signalent la présence de pégomyies, sans atteindre le seuil indicatif de risque de 50 % de plantes avec galeries et présence de larve à partir de la couverture du sol.
Noctuelles défoliatrices : une régression de la présence de noctuelles défoliatrices cette semaine. Sept parcelles signalent leur présence, sans atteindre le seuil indicatif de risque de 50 % de plantes atteintes avec des dégâts et des déjections fraîches.
Charançons : quatre parcelles dans l'Oise signalent la présence de charançons et une parcelle dans la Somme. Les dégâts ne sont visibles qu'en sectionnant le collet des betteraves. À ce jour, il n'existe pas de méthode efficace de lutte contre le Lixus juncii.
Teignes : les conditions séchantes et la perte de feuilles associées rendent plus facile d'accès le collet des betteraves aux teignes et l'absence de pluie ne permet pas l'élimination des chenilles de teignes. Nous constatons cette semaine la présence des ravageurs sur douze parcelles, dont trois ont atteint le seuil indicatif de risque de 10 % de plantes touchées avec présence de chenilles ou de dégâts frais.
Pommes de terre
Trente-sept parcelles ont été observées cette semaine.
Sur les sept derniers jours, la pluviométrie moyenne enregistrée est de 4 mm (de 0 à 10 mm selon les secteurs géographiques).
Pour l’ensemble de la région, plusieurs semaines de températures élevées, associées à un déficit hydrique persistant, ont progressivement accentué le stress subi par les parcelles. En situations non irriguées, la majorité des cultures présente désormais des signes de souffrance de plus en plus marqués.
Les fortes températures, combinées à une disponibilité en eau limitée, réduisent fortement l’activité photosynthétique et la capacité des plantes à poursuivre leur développement. Le feuillage jaunit progressivement, perd de sa vigueur et la végétation s’affaisse, traduisant une accélération de la sénescence. Le grossissement des tubercules est également ralenti, avec une baisse du potentiel de production au fur et à mesure que le cycle avance.
La maturité des parcelles progresse ainsi de manière précoce. Cette accélération de la sénescence favorise également l’apparition et la progression de maladies de faiblesse et de fin de cycle, notamment le botrytis et la verticilliose. Les situations les plus exposées sont particulièrement sensibles à cette dégradation rapide des végétations.
Parallèlement, les conditions chaudes et sèches observées ces dernières semaines, avec des températures dépassant régulièrement 26 °C dans les buttes, favorisent l’apparition de plusieurs désordres physiologiques. Des reprises de végétation sont observées dans certaines parcelles, des phénomènes de seconde tubérisation ainsi que des débuts de germination des tubercules sont également constatés.
Mildiou : la météo chaude et sèche est défavorable au mildiou. Aucun cas de mildiou n’a été signalé cette semaine. La situation est saine dans la région.
Au vu des conditions climatiques de ce début de semaine (aucune précipitation annoncée jusque fin de semaine et température élevée), les seuils indicatifs de risque ne devraient pas être atteints du fait notamment des réserves de spores qui restent très faibles.
Le seuil de risque est atteint, aujourd’hui, sur variétés sensibles uniquement pour le poste de Curlu.
Limaces : les conditions chaudes et sèches observées actuellement ne sont pas favorables à l’activité des limaces.
Les alternarioses (alternaria alternata et alternaria solani) : les conditions climatiques stressantes associées à des plantations précoces entraînent l’observation plus tôt qu’à l’accoutumée et la progression de symptômes de maladies de faiblesse et de vieillesse. Il s’agit principalement de botrytis, de la verticilliose peut également être présente.
Des symptômes pouvant ressembler à de l’alternaria sont parfois remontés, sans avoir fait l’objet d’analyses. Si alternaria il y a, il s’agit certainement d’alternaria alternata le parasite de faiblesse et non la forme pathogène.
Doriphores : trente-quatre parcelles ont fait l’objet d’observations cette semaine.
Faits marquants de la semaine :
• Le nombre de parcelles ne présentant plus de doryphores augmente de semaine en semaine (53 % des parcelles observées contre 51 % la semaine dernière)
• Les adultes de 2e génération se font toujours remarquer mais en moindre mesure (21 % cette semaine contre 24 % la semaine passée),
• Les larves de seconde génération, tous stades confondus, sont bien visibles en végétation,
• Diminution du nombre de parcelles où le seuil indicatif de risque est atteint (deux parcelles contre trois la semaine passée).