Journée mondiale du fromage
Chez Marielle, pas un repas sans terminer par le fromage
Marielle ne conçoit pas un repas sans fromage, qu’elle achète au camion d’Un jour à la campagne. Entre préférences affirmées et attachement à la vie de quartier, elle incarne ces clients pour qui le passage chez le fromager est autant une affaire de goût que de partage.
Marielle ne conçoit pas un repas sans fromage, qu’elle achète au camion d’Un jour à la campagne. Entre préférences affirmées et attachement à la vie de quartier, elle incarne ces clients pour qui le passage chez le fromager est autant une affaire de goût que de partage.
Chez Marielle, pas un repas ne se termine sans un morceau de fromage. À ce sujet, la consommatrice a des idées bien tranchées. «La journée mondiale du fromage le 27 mars ?», questionne-t-elle. Elle n’en a jamais entendu parler, mais trouve cet événement étrange. «C’est en France que nous avons les meilleurs», scande-t-elle.
Le préféré de cette Nordiste de souche est le Sablé de Wissant, à pâte molle et à croûte lavée et chapelurée, brossé à la bière blanche. Elle adore aussi le fromage de chèvre frais, le morbier et la tomme brebis-chèvre. «Mais je n’aime pas du tout la raclette fumée. Rien que l’odeur me repousse», prévient-elle. En matière de fromage, son mari a des goûts bien différents. «Pas de concurrence, à chacun son fromage. Il aime le Roquefort de la maison Coulet (fromage à pâte persillée au lait cru de brebis) et il est adepte de raclette.»
Bons produits et vie de quartier
La cliente fidèle de la fromagerie Un jour à la campagne fait son plein chaque mardi matin et vendredi après-midi au marché de la place Görlitz à Amiens. «Comme ça, pas de jaloux, je vois Christelle le mardi et son fils Jules le vendredi.» Elle est une habituée du marché depuis 2022, date à laquelle elle s’est installée dans le quartier. «C’est à 600 mètres de chez moi. C’est très pratique. Ici, je trouve du bon fromage, de vraies pommes bien goûteuses et du pain au levain bien croustillant à la mie épaisse, indispensable pour savourer le fromage !»
Elle apprécie autant les bons produits que l’ambiance dans laquelle elle les achète. «À force, on connaît tout le monde. On se fait des amis. C’est une vie de quartier agréable.» Elle aussi aimerait voir plus de commerçants. «Je regrette la perte du boucher et du poissonnier. J’espère que d’autres prendront la relève.»