Elevage ovin
Édouard Moitrel, éleveur ovin ou rien
Installé à Saint-Valéry-sur-Somme (80), Édouard Moitrel fait partie de ces jeunes passionnés qui assurent la relève en élevage. Le 30 août à Plaine en fête, l'événement organisé par les Jeunes Agriculteurs à Candas, il décrochait la coupe du meilleur agneau de boucherie.
Installé à Saint-Valéry-sur-Somme (80), Édouard Moitrel fait partie de ces jeunes passionnés qui assurent la relève en élevage. Le 30 août à Plaine en fête, l'événement organisé par les Jeunes Agriculteurs à Candas, il décrochait la coupe du meilleur agneau de boucherie.
«Ce prix, c’est la reconnaissance du travail», sourit Édouard Moitrel. Ce 30 août à Plaine en fête, l’un des agneaux de ce jeune éleveur de Saint- Valéry-sur-Somme a été sacré meilleur agneau de boucherie. «Le concours, c’est un mois de travail, pour choisir le lot idéal, puis le préparer…» Ce qui a fait la différence ? «Ses formes, commente-t-il. Il a un gigot bien éclaté. C’est la première qualité recherchée chez un agneau puisque c’est ce qui se valorise le mieux. Puis une largeur d’épaule et une belle ligne de dos.»
Pour Édouard, dont la famille baigne dans l’élevage ovin, ce métier était une évidence. «Je ne suis pas fait pour avoir le cul dans un tracteur. J’y passe une journée par an pour rentrer la paille, mais pas plus», rit-il. Lui a toujours vibré pour les agneaux. «Petit, en rentrant de l’école, je sautais dans mes bottes pour aller voir les nouveaux nés. Je n’ai même pas pensé à faire autre chose.»
Gagner sa vie
Édouard s’est installé à dix-neuf ans, en 2019, avec une centaine de brebis.
Depuis, il ne cesse de faire croître son troupeau. «J’ai trois-cent-vingt brebis aujourd’hui, et je ne compte pas m’arrêter là», assure-t-il. Il comprend cependant que la filière ovine ait du mal a séduire les jeunes. «Ça prend du temps, et c’est encore assez physique.» Mais il assure : «C’est un beau métier. Et avec ce marché assez porteur, on peut gagner sa vie en travaillant correctement.»