Industrie
FertigHy : le collectif « Campagnes Sacrifiées » accuse l’État de partialité
Un communiqué conjoint de la préfecture de la Somme et du consortium FertigHy suscite la colère des opposants au projet industriel. Dans un texte publié le 9 juin, le collectif « Campagnes Sacrifiées » met en cause la communication de l’État, conteste les bénéfices annoncés de l’usine d’engrais bas carbone et alerte sur ses conséquences environnementales, agricoles et démocratiques.
Un communiqué conjoint de la préfecture de la Somme et du consortium FertigHy suscite la colère des opposants au projet industriel. Dans un texte publié le 9 juin, le collectif « Campagnes Sacrifiées » met en cause la communication de l’État, conteste les bénéfices annoncés de l’usine d’engrais bas carbone et alerte sur ses conséquences environnementales, agricoles et démocratiques.
Le 9 juin, le collectif « Campagnes Sacrifiées », qui rassemble notamment les maires de Breuil, Languevoisin-Quiquery, Hombleux et Buverchy, des habitants, des agriculteurs, des associations locales ainsi que les Amis de la Terre France, a publié un long communiqué en réponse à celui diffusé cinq jours plus tôt, le 4 juin, par la préfecture de la Somme et le consortium industriel FertigHy.
Pour les opposants au projet, la forme même de cette communication pose problème. La préfecture, chargée d’instruire la demande d’autorisation environnementale du projet et de présider son comité de pilotage, aurait selon eux franchi une ligne en cosignant un document présentant les avantages de l’usine avant même la tenue de l’enquête publique.