Betteraves
Flupyradifurone : après le feu vert, les betteraviers pressent pour une mise en œuvre
Le Conseil constitutionnel valide l’utilisation de la flupyradifurone en enrobage de semences de betteraves sucrières. Pour la CGB, cette décision ouvre la voie à une mise en œuvre dès les semis 2027. Reste désormais à l’Anses à instruire l’usage de la substance.
Le Conseil constitutionnel valide l’utilisation de la flupyradifurone en enrobage de semences de betteraves sucrières. Pour la CGB, cette décision ouvre la voie à une mise en œuvre dès les semis 2027. Reste désormais à l’Anses à instruire l’usage de la substance.
La décision était attendue par la filière betteravière. Saisi après le vote de la loi d’urgence agricole par le Parlement en juillet, le Conseil constitutionnel vient de valider la possibilité d’utiliser la flupyradifurone en enrobage de semences de betteraves sucrières. Un feu vert juridique important pour les betteraviers, pour qui le temps presse déjà. La prochaine étape se joue désormais du côté du gouvernement et de l’Anses.
«La validation par le Conseil constitutionnel de la possibilité d’utiliser la flupyradifurone en enrobage de semences est une bonne nouvelle, attendue par les betteraviers depuis 2023», réagit Franck Sander, président de la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB), dans un communiqué du 14 août. Selon lui, cette décision «corrige partiellement la distorsion de concurrence avec nos voisins et compétiteurs européens».
La promulgation de la loi par le président de la République doit maintenant intervenir. La CGB demande également au ministère de l’Agriculture de saisir officiellement l’Anses «dans les plus brefs délais», afin que l’usage de la flupyradifurone puisse être instruit en vue des semis 2027.
Une campagne 2026 sous tension
Pour la filière, le calendrier est d’autant plus important que la campagne 2026 est difficile. «La situation betteravière exige une réponse immédiate et globale», estime la CGB. Le déficit hydrique et les fortes chaleurs de cet été favorisent plusieurs problèmes sanitaires. La jaunisse, transmise par les pucerons, continue de peser sur les cultures. S'y ajoutent les attaques de charançons, dont les galeries dans les racines peuvent favoriser le développement du rhizopus, un champignon particulièrement problématique lorsque les conditions sont sèches et chaudes. Ces facteurs cumulés «vont fortement pénaliser le rendement de très nombreux betteraviers», prévient la CGB.
L’enrobage des semences avec de la flupyradifurone pourrait apporter une réponse aux attaques précoces de pucerons. Mais la solution a ses limites. «Cette solution demeure inefficace face aux charançons», rappelle la CGB, qui insiste sur la nécessité d’une réponse plus large aux difficultés rencontrées dans les parcelles.