Fertilisation
La bonne alternative d’épandage entre terres de cultures et prairie
La fertilisation des prairies est souvent résumée à l'azote et elle est une étape clé pour assurer le stock fourrager des animaux. Pourtant, le phosphore (P) et le potassium (K) jouent un rôle essentiel dans la production, la qualité du fourrage et la longévité des prairies. Dans un contexte de hausse du coût des engrais et d'optimisation des intrants, raisonner les apports de P et K devient indispensable. Faisons le point !
La fertilisation des prairies est souvent résumée à l'azote et elle est une étape clé pour assurer le stock fourrager des animaux. Pourtant, le phosphore (P) et le potassium (K) jouent un rôle essentiel dans la production, la qualité du fourrage et la longévité des prairies. Dans un contexte de hausse du coût des engrais et d'optimisation des intrants, raisonner les apports de P et K devient indispensable. Faisons le point !
Le potassium : 2e nutriment essentiel à la prairie
Le potassium est le nutriment que les prairies absorbent et exportent le plus. Il joue un rôle majeur dans la photosynthèse, la vitesse de croissance et la valeur fourragère. Le potassium participe à la lignification des plantes, ce qui les rend plus robustes. Une prairie déficitaire en potassium présente des repousses plus lentes et une moindre résistance aux épisodes climatiques.
Le phosphore : un moteur de la croissance
Le phosphore intervient dans de nombreux mécanismes physiologiques. Il participe au développement du système racinaire et à la croissance des plantes. Il joue un rôle important lors de l’implantation des jeunes prairies, notamment des légumineuses. Une carence en phosphore se traduit par une baisse des rendements, une diminution de la proportion de légumineuses et un ralentissement de la croissance.
Des teneurs insuffisantes en phosphore et en potassium favorisent l’implantation d’espèces indésirables dans les prairies.
Les exportations de phosphore et de potassium varient selon le mode d’exploitation. En effet, le pâturage recycle une partie importante des déjections animales, alors qu’en fauche, le fourrage est exporté et les éléments nutritifs également.
Les exploitations d'élevage disposent souvent d'une ressource précieuse : les effluents. Les effluents d’élevage apportent du phosphore, du potassium, mais aussi de la matière organique. Celle-ci améliore la structure du sol, favorise l’activité des vers de terre et des micro-organismes, augmente la capacité de rétention en eau et limite les risques d’érosion.
Les effluents d’élevage sont souvent oubliés sur les prairies. Or, ils constituent une véritable richesse. Cependant, tous les effluents n'ont pas la même composition.
• Les lisiers apportent principalement de l'azote rapidement disponible et du potassium. Ils sont particulièrement intéressants pour soutenir la pousse de l'herbe au printemps ou après une exploitation.
• Les fumiers sont plus riches en matière organique. Leur effet fertilisant est plus progressif et ils constituent une excellente source de phosphore et de potassium.
• Les composts contiennent une matière organique plus stable et contribuent durablement à la fertilité des sols.
La connaissance de la composition des effluents est essentielle. Une analyse permet d'ajuster les doses et d'optimiser leur valorisation.
D’autre part, pour optimiser l’investissement de la fumure phospho-potassique, n’hésitez pas à réaliser une analyse de sol ou une analyse foliaire (au mois de mai) afin d’ajuster les apports.