La vigilance sécheresse est déclenchée sur cinq secteurs de la Somme
Face au déficit de précipitations et à la baisse des débits des cours d’eau, le préfet de la Somme active les premières mesures de vigilance. Les secteurs de l’Ancre, de la Bresle, de la Selle, de la Maye et de la Somme aval sont concernés. Si aucune restriction forte n’est encore imposée, un arrêté préfectoral du 20 juin 2026 fixe un cadre de surveillance et appelle particuliers, collectivités et professionnels à adapter leurs usages.
Face au déficit de précipitations et à la baisse des débits des cours d’eau, le préfet de la Somme active les premières mesures de vigilance. Les secteurs de l’Ancre, de la Bresle, de la Selle, de la Maye et de la Somme aval sont concernés. Si aucune restriction forte n’est encore imposée, un arrêté préfectoral du 20 juin 2026 fixe un cadre de surveillance et appelle particuliers, collectivités et professionnels à adapter leurs usages.
La Somme entre dans une phase de vigilance concernant la gestion de sa ressource en eau. Par arrêté préfectoral publié le 20 juin 2026, Rollon Mouchel-Blaisot, préfet de la Somme, a décidé de placer plusieurs zones d’alerte du département sous surveillance renforcée après l’examen de la situation hydrologique lors du comité de suivi de la ressource en eau (CSRE), réuni le 11 juin dernier.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par un déficit pluviométrique depuis le début de l’année. Les précipitations enregistrées sont inférieures de 14 % aux normales saisonnières. À cela s’ajoutent des températures plus élevées que la moyenne observées en avril et mai, qui ont accéléré l’assèchement des sols et contribué à la diminution progressive des débits des cours d’eau.
Cinq secteurs de la Somme placés en vigilance
L’arrêté préfectoral concerne plusieurs secteurs identifiés comme sensibles. Les eaux souterraines des zones d’alerte de l’Ancre et de la Bresle sont placées en vigilance, tout comme les eaux superficielles des zones d’alerte de la Maye, de la Selle et de la Somme aval.
Cette décision correspond au premier niveau du dispositif de gestion de la ressource en eau. Elle ne signifie pas encore l’instauration de restrictions obligatoires généralisées, mais constitue un signal d’anticipation destiné à éviter une dégradation plus importante de la situation.
Un appel à la sobriété avant d’éventuelles restrictions
La préfecture insiste sur la nécessité d’une mobilisation collective. À ce stade, l’objectif est de limiter les consommations non indispensables et d’adopter des pratiques plus économes afin de préserver les réserves disponibles.
« Les usagers sont invités, individuellement et collectivement, à réaliser des économies d’eau dans tous les usages qu’ils en font », rappelle le cadre fixé par l’arrêté préfectoral.
Les particuliers sont donc encouragés à éviter les gaspillages dans leurs usages quotidiens, notamment pour les usages extérieurs et domestiques qui peuvent être différés. Les collectivités sont invitées à poursuivre leurs efforts de gestion raisonnée de l’eau dans leurs équipements et espaces publics. Les professionnels doivent également adapter leurs pratiques afin de limiter les prélèvements lorsque cela est possible.
Cette phase de vigilance repose avant tout sur la prévention. Elle vise à agir suffisamment tôt pour éviter d’atteindre des niveaux nécessitant des mesures de restriction plus contraignantes.
Une surveillance renforcée de la ressource
L’arrêté préfectoral met en place un suivi de l’évolution de la situation hydrologique sur les secteurs concernés. Les indicateurs liés aux niveaux des nappes et aux débits des cours d’eau continueront d’être analysés afin d’adapter, si nécessaire, les mesures prises par les services de l’État.
L’évolution de la situation dépendra notamment des prochaines conditions météorologiques et de la capacité des ressources en eau à se reconstituer. En cas d’aggravation, le dispositif prévoit la possibilité d’activer des niveaux de gestion supérieurs avec des restrictions renforcées sur certains usages.
À l’inverse, une amélioration durable pourrait conduire à une levée progressive de ces mesures.
Les usagers peuvent suivre la situation commune par commune
Afin de permettre à chacun de connaître les dispositions applicables localement, la préfecture rappelle que les informations détaillées figurent dans l’arrêté préfectoral du 20 juin 2026. Celui-ci précise les zones concernées ainsi que les mesures associées.
Le site national Vigieau permet également aux habitants, exploitants agricoles, entreprises et collectivités de consulter en temps réel le niveau de restriction ou de vigilance applicable dans leur commune.
Pour la préfecture de la Somme, cette première étape doit permettre d’éviter une situation plus tendue dans les prochaines semaines. « Chacun peut agir au quotidien », rappelle-t-elle, en invitant l’ensemble des usagers « à adopter des gestes simples pour économiser l’eau et préserver durablement notre environnement ».