Maïs
L’AGPM alerte sur un «choc» en cas d’adhésion de l’Ukraine à l’UE
Selon une étude prospective de l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM), jusqu’à 2,9 millions de tonnes d’équivalent maïs français seraient exposées à la concurrence ukrainienne à l’horizon 2030, pour une perte économique estimée à 663 millions d’euros.
Selon une étude prospective de l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM), jusqu’à 2,9 millions de tonnes d’équivalent maïs français seraient exposées à la concurrence ukrainienne à l’horizon 2030, pour une perte économique estimée à 663 millions d’euros.
Derrière le débat géopolitique sur l’avenir de l’Ukraine dans l’Union européenne, l’AGPM veut placer la question agricole au centre des discussions. Dans une étude prospective publiée le 30 juin, l’organisation professionnelle alerte sur les conséquences possibles d’une intégration ukrainienne sans garde-fous pour la filière maïs européenne. Selon elle, le risque est celui d’un «basculement irréversible» pour une agriculture européenne déjà fragilisée par sa dépendance croissante aux importations.
«L’Europe perd la main, année après année, et creuse dangereusement sa dépendance alimentaire», estime l’AGPM. En vingt-cinq ans, l’Union européenne aurait ainsi perdu près de 2 millions d’hectares de maïs et serait devenue structurellement dépendante du marché mondial. Aujourd’hui, une tonne de maïs sur quatre consommée en Europe proviendrait de pays tiers, dont près de la moitié d’Ukraine.