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Lait : redonner confiance aux consommateurs

La confiance des consommateurs dans la qualité sanitaire et gustative des produits est l’élément essentiel qui permet l’acte d’achat. Cette confiance s’érode. Elle est passée de 43 % en 2016 à 35 % en 2019. Pour y remédier, la filière souhaite expliquer, en toute transparence, ses pratiques aux consommateurs.

La filière espère regagner la confiance de 51 % des consommateurs d’ici 2025.
La filière espère regagner la confiance de 51 % des consommateurs d’ici 2025.
© Pixabay



Si les produits laitiers restent la catégorie qui génère malgré tout le plus de confiance des consommateurs français, l’interprofession a choisi d’aller au devant des questions et des attentes en rendant lisibles les pratiques des agriculteurs. «Grâce à des analyses toujours plus poussées sur la qualité du lait et au respect par plus de 97 % des éleveurs de la charte des bonnes pratiques, nous avons emmagasiné des informations nous permettant de donner des chiffres, avec des preuves aux consommateurs», explique André Bonnard, secrétaire général de la FNPL. Une ambition qui doit se traduire en résultat. La filière espère regagner la confiance de 51 % des consommateurs d’ici 2025.

Un engagement de chacun au service de tous
L’objectif de la filière est de distinguer communication au long court et communication de crise. Dans le premier cas, il s’agit d’abord de rassurer le consommateur en lui fournissant des données fiables et vérifiables. «Nous devons communiquer régulièrement avec le consommateur tant sur les qualités nutritionnelles, sanitaires que gustatives de nos produits», insiste André Bonnard. Et de poursuivre, «cette démarche concerne l’ensemble de la filière. Cet engagement de responsabilité sociale, garantissant aux consommateurs que les meilleures pratiques sont appliquées, doit être suivi par tous les échelons, de l’agriculteur au transformateur en passant par le distributeur. Sans quoi, c’est tout le monde qui paie la mauvaise publicité !» La communication de crise doit se «faire en concertation, avec le Cniel, en étant la plus transparente possible pour montrer que nous n’avons rien à cacher et que nous savons réagir à temps lorsqu’une difficulté émerge», estime André Bonnard.

Une garantie pour l’export
Cet enjeu de confiance est aussi essentiel dans les relations à l’export. Quatre litres de lait sur dix produits en France trouvent leurs débouchés à l’export. La durabilité de ces débouchés internationaux dépend profondément de la confiance générée par les produits, notamment dans les pays dits émergents, souvent confrontés à des crises sanitaires. «Chaque coin de France a sa façon de produire, vendre et mettre en avant son lait, avec une qualité sanitaire toujours présente, il faut continuer ! Cette diversité est un atout. Nous avons une place à tenir, il ne faut pas la laisser aux autres !», conclut Agnès Texier, productrice de lait en Vendée et membre du conseil d’administration de la FNPL.


Les produits laitiers français en chiffres

50 % des apports en calcium de l’alimentation des Français proviennent des produits laitiers, loin devant les autres aliments.
1 500 variétés de produits laitiers : lait, yaourt, crème, beurre, fromages dont 50 AOP (appellation d’origine protégée) et 10 IGP (indication géographique protégée). C’est aussi pour cela que la France est le pays de la gastronomie !
63 % de nos exportations sont destinées au marché européen. L’Italie est le 1er importateur de beurre français alors que l’Allemagne est le 1er importateur de fromages français.
2 058 personnes en moyenne sont nourries par une seule ferme laitière.

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