Agroécologie
Le Groupe Carré et une fédération de chasseurs des Hauts-de-France vont tester des couverts favorables au petit gibier
Le Groupe Carré et la Fédération départementale des chasseurs du Nord ont signé, lundi 12 octobre 2026, une convention de partenariat pour expérimenter des mélanges de couverts végétaux conciliant contraintes agricoles et besoins de la faune sauvage.
Le Groupe Carré et la Fédération départementale des chasseurs du Nord ont signé, lundi 12 octobre 2026, une convention de partenariat pour expérimenter des mélanges de couverts végétaux conciliant contraintes agricoles et besoins de la faune sauvage.
Comment concilier couverture des sols et préservation du petit gibier de plaine ? C’est l’objet du partenariat signé lundi 12 octobre entre Frédéric Carré, du Groupe Carré, et Simon Régin, président de la Fédération départementale des chasseurs du Nord (FDC 59).
La démarche part d’un constat de terrain. Entre deux cultures, les agriculteurs doivent assurer une couverture de leurs sols. Mais les conditions climatiques et les contraintes économiques peuvent compliquer l’implantation de ces couverts, souvent composés de moutarde. Or, leur intérêt pour la faune sauvage dépend notamment de leur réussite et de leur composition.
Des essais à la Ferme Pilote
Pour avancer sur le sujet, le Groupe Carré, négociant agricole implanté dans le Nord-Pas de Calais et la Picardie, met sa ferme pilote à disposition de la FDC 59. Plusieurs expérimentations comparatives y seront conduites pour évaluer différentes solutions d’implantation et différents mélanges de graines.
Les essais portent notamment sur la composition des couverts, avec des semis réalisés avant la moisson, au drone ou à l’épandeur à engrais, ainsi que sur des implantations après récolte avec travail du sol.
L’objectif est d’identifier les pratiques les plus adaptées aux réalités des exploitations tout en offrant des conditions favorables au petit gibier de plaine.
Cette convention, portée à l’initiative de la commission aménagement de la fédération des chasseurs, doit permettre de confronter les résultats des expérimentations aux contraintes techniques et économiques des agriculteurs. Quant aux solutions retenues, elles devront présenter un intérêt agronomique tout en contribuant à préserver les habitats de la faune sauvage.