Sécheresse
Les premières expertises de l'État débutent mardi dans les exploitations de la Somme
Les premières expertises de terrain destinées à mesurer les conséquences de la sécheresse sur les exploitations agricoles de la Somme débuteront mardi 4 et mercredi 5 août. Menées par la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), elles interviennent après les demandes formulées par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de la Somme pour obtenir la mobilisation des dispositifs de soutien.
Les premières expertises de terrain destinées à mesurer les conséquences de la sécheresse sur les exploitations agricoles de la Somme débuteront mardi 4 et mercredi 5 août. Menées par la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), elles interviennent après les demandes formulées par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de la Somme pour obtenir la mobilisation des dispositifs de soutien.
Après plusieurs semaines de sécheresse, les services de l'État vont commencer leurs premières visites d'expertise dans les exploitations les plus touchées. La DDTM a été missionnée par la préfecture pour constater les dégâts sur le terrain, en arboriculture, maraîchage, cultures de printemps et cultures fourragères.
Le premier déplacement est prévu mardi 4 août à Pendé, dans le Vimeu. Une seconde visite aura lieu mercredi 5 août sur une parcelle située au Quesnel, dans le secteur Montdidier-Chaulnes.
La FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de la Somme accompagneront les services de l'État lors de ces expertises. « C'est dans les parcelles que se mesure la réalité des dégâts, et nous veillerons à ce que toutes les productions soient prises en compte et défendues avec la même détermination », indiquent les deux organisations.
La profession attend des mesures de soutien
Le 25 juillet, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs avaient officiellement demandé à la préfecture d'activer plusieurs dispositifs de soutien face à une sécheresse qu'ils qualifient d'exceptionnelle, la plus sévère connue dans le département depuis 1976.
Parmi les mesures réclamées figurent le dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés non bâties, le recours aux indemnités de solidarité nationale, la reconnaissance de calamité agricole afin de faciliter l'application des cas de force majeure sur certains contrats, ainsi qu'une dérogation concernant les obligations de semis des couverts.
Les deux syndicats estiment que les pertes concernent désormais l'ensemble des productions, des vergers aux cultures fourragères, en passant par le maraîchage et les cultures de printemps.
« Dans un contexte géopolitique et économique déjà particulièrement incertain, cette sécheresse vient aggraver une situation extrêmement préoccupante pour les exploitations agricoles », soulignent-ils, appelant à des « réponses rapides, concrètes et adaptées à l'ampleur des pertes ».
En attendant les conclusions de ces premières expertises, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs assurent qu'ils resteront mobilisés « pour défendre l'ensemble des agriculteurs du département ».