Loi agricole, retraites : les députés de la Somme appelés à prendre leurs responsabilités
À la veille de deux votes importants pour le monde agricole à l’Assemblée nationale, la FDSEA de la Somme et les Jeunes Agriculteurs de la Somme ont adressé un courrier aux parlementaires du département. Dans cette lettre, Denis Bully, président de la FDSEA80, et Quentin Porquier, président de JA 80, demandent aux députés de soutenir deux textes jugés essentiels : le projet de loi d’urgence agricole et la proposition de loi visant à améliorer les retraites agricoles.
À la veille de deux votes importants pour le monde agricole à l’Assemblée nationale, la FDSEA de la Somme et les Jeunes Agriculteurs de la Somme ont adressé un courrier aux parlementaires du département. Dans cette lettre, Denis Bully, président de la FDSEA80, et Quentin Porquier, président de JA 80, demandent aux députés de soutenir deux textes jugés essentiels : le projet de loi d’urgence agricole et la proposition de loi visant à améliorer les retraites agricoles.
Dans leur courrier adressé aux députés de la Somme, les responsables syndicaux rappellent l’importance du vote solennel du projet de loi d’urgence agricole, examiné ce mardi 2 juin à l’Assemblée nationale. Le texte est particulièrement attendu par la profession après plusieurs mois de mobilisation et un parcours parlementaire marqué par le dépôt de plus de 1 600 amendements.
Pour autant, la FDSEA80 et JA 80 ne cachent pas leurs réserves. « Après plus de 1600 amendements, ce texte nous satisfait-il pleinement ? Non », écrivent-ils. Les deux organisations estiment que les mesures en faveur de la protection de l’agriculture française, de la lutte contre les distorsions de concurrence ou encore de la simplification administrative demeurent insuffisantes.
Malgré ces critiques, elles considèrent qu’un rejet du texte enverrait un signal négatif au monde agricole. « Les avancées sont poussives et insuffisantes, mais y renoncer serait un message bien trop négatif pour les agriculteurs de France en général, et de votre circonscription en particulier », soulignent-elles.
Les responsables syndicaux invitent donc les parlementaires à dépasser leurs éventuelles réserves afin de permettre l’adoption de cette première base législative. « Nous vous serions donc reconnaissants, quelle que soit votre insatisfaction partielle et potentielle, d'avoir une lecture de la situation identique à la nôtre et d'avancer avec le vote de cette base législative », écrivent-ils, précisant qu’ils seront « particulièrement attentifs à cette séance ».
Les retraites agricoles également au cœur des attentes
Le lendemain, mercredi 3 juin, les députés doivent examiner la proposition de loi portée par le député Brugerolles, plus connue sous le nom de « Chassaigne 3 ».
Ce texte vise à compléter les revalorisations des petites retraites agricoles engagées par les précédentes lois Chassaigne. Il prévoit notamment de garantir une pension minimale équivalente à 85 % du Smic pour toutes les carrières complètes, y compris celles des conjoints collaborateurs et des aides familiaux. Il propose également d’exclure les pensions de réversion du calcul de la pension majorée de référence.
Pour la FDSEA80 et JA 80, cette réforme constitue une étape nécessaire alors que les retraités agricoles continuent de percevoir des pensions inférieures à celles des autres retraités français.
Les deux organisations voient dans ce débat parlementaire une occasion à ne pas manquer. « C’est donc une véritable opportunité politique pour les retraités agricoles dans le cadre des présidentielles d’obtenir l’adoption de ce texte, via cette fenêtre législative que nous attendions depuis plus d'un an », affirment-elles.
Un appel aux parlementaires
Au terme de leur courrier, Denis Bully et Quentin Porquier lancent un appel explicite aux députés samarien(ne)s afin que ces deux textes puissent aboutir.
Concernant la réforme des retraites agricoles, ils demandent aux élus « de saisir cette opportunité de voter ce texte et permettre de clore ce sujet qui n'a que trop tardé », rappelant que cette évolution bénéficie depuis plusieurs années d’un large consensus politique.
À travers cette prise de position, les deux organisations syndicales entendent maintenir la pression sur les parlementaires à l’heure où plusieurs dossiers agricoles majeurs arrivent à un moment décisif de leur parcours législatif.