Loi d’urgence : « Concrètement, qu'est-ce que cette loi change pour mon exploitation ? »
Pulvérisation, irrigation, bâtiments, paperasse… Si l'on se met dans la peau d'un céréalier-betteravier de la Somme, la loi d'urgence agricole définitivement adoptée le 21 juillet ne révolutionne pas le métier. En revanche, elle modifie plusieurs règles qui pourront peser, parfois lourdement, sur les décisions d'investissement et la conduite des cultures dans les prochaines années.
Pulvérisation, irrigation, bâtiments, paperasse… Si l'on se met dans la peau d'un céréalier-betteravier de la Somme, la loi d'urgence agricole définitivement adoptée le 21 juillet ne révolutionne pas le métier. En revanche, elle modifie plusieurs règles qui pourront peser, parfois lourdement, sur les décisions d'investissement et la conduite des cultures dans les prochaines années.
Le premier changement, c'est probablement celui dont tout le monde parle : les produits phytosanitaires.
Je cultive une quarantaine d'hectares de betteraves. Depuis plusieurs années, les pucerons transmettent la jaunisse avec des conséquences parfois catastrophiques. Jusqu'à présent, je savais que certaines molécules étaient interdites, même lorsqu'aucune solution aussi efficace n'existait réellement.
Avec la nouvelle loi, il devient à nouveau possible, dans certaines situations très encadrées, d'autoriser l'utilisation de l'acétamipride ou du flupyradifurone lorsqu'une impasse technique est reconnue. Cela ne veut pas dire que je pourrai les utiliser librement dès l'an prochain. Il faudra des autorisations précises et l'avis de l'Anses. Mais, au moins, une porte est rouverte. Pour les betteraviers de la Somme, ce n'est pas un détail : c'est peut-être la mesure la plus concrète du texte.
Deuxième sujet : l'eau.