Néonicotinoïdes : le Sénat vote la réintroduction dérogatoire pour les cultures sous tension
Après plusieurs heures de débats nourris, le Sénat a voté la réintroduction temporaire de deux insecticides de la famille des néonicotinoïdes, l’acétamipride et le flupyradifurone. Destinée à répondre aux difficultés de certaines filières agricoles, notamment la betterave, la mesure divise profondément les parlementaires et pourrait fragiliser l’ensemble du projet de loi d’urgence agricole.
Après plusieurs heures de débats nourris, le Sénat a voté la réintroduction temporaire de deux insecticides de la famille des néonicotinoïdes, l’acétamipride et le flupyradifurone. Destinée à répondre aux difficultés de certaines filières agricoles, notamment la betterave, la mesure divise profondément les parlementaires et pourrait fragiliser l’ensemble du projet de loi d’urgence agricole.
Le débat était attendu, il n’a pas déçu. Dans la nuit de lundi à mardi, les sénateurs ont adopté un amendement autorisant, sous conditions, l’usage dérogatoire de deux substances phytosanitaires interdites en France depuis plusieurs années : l’acétamipride et le flupyradifurone. Ces deux molécules, appartenant à la famille des néonicotinoïdes, restent toutefois autorisées dans plusieurs autres pays de l’Union européenne.
Portée par la majorité sénatoriale de droite et du centre, la mesure a été adoptée par 183 voix contre 129. Elle a été intégrée à l’article 2 quater du projet de loi d’urgence agricole, malgré l’opposition du gouvernement.
Cette disposition reprend en partie l’esprit de la loi Duplomb, dont certaines mesures avaient été censurées par le Conseil constitutionnel l’été dernier. Les sénateurs ont cette fois resserré le dispositif afin de limiter les risques juridiques, mais le sujet reste hautement inflammable dans l’hémicycle.