Crise agricole
Point sur le plan Casi dans l'Oise
Une réunion a été organisée en préfecture le 28 octobre dernier, en présence de Jean-Marie Caillaud, préfet. Retours de Luc Smessaert, président de la Chambre d’agriculture de l’Oise.
Une réunion a été organisée en préfecture le 28 octobre dernier, en présence de Jean-Marie Caillaud, préfet. Retours de Luc Smessaert, président de la Chambre d’agriculture de l’Oise.
Sur le 662 dossiers déposés pour la première vague, presque tous étaient recevables. Ont été priorisés les jeunes installés, les maraîchers et les éleveurs. Les premiers doivent toucher 4.500 €, les seconds et troisièmes 3.500 €. Les paiements étaient en cours fin octobre et devaient se prolonger début novembre. «Cela a été rapide et 80 % de l’enveloppe a été consommée, il reste un reliquat de 200.000 €», précise Luc Smessaert.
Une seconde enveloppe Casi est attendue au niveau régional et elle devrait s’additionner à d’autres fonds, pour un total de 4,6 millions d’euros pour la Région. L’Aisne et l’Oise, départements plus touchés par la sécheresse et la canicule, espèrent être mieux pris en compte dans la redistribution. Ce seront les cultures de printemps et notamment les betteraves sucrières qui devraient être accompagnées.
Cette réunion a été l’occasion de faire un point sur l’ISN (indemnité de solidarité nationale) céréales, destinée aux agriculteurs qui ne sont pas assurés multi-risques climatiques. 100 exploitants de l’Oise ont déposé un dossier. «Tous ceux qui ont des pertes supérieures à 50 % peuvent encore le faire et je les y invite», encourage le président de la Chambre. D’ailleurs, en ce qui concerne les pâtures, l’ISN devrait déclencher suite au passage du satellite fin octobre et les agriculteurs seront payés automatiquement sans aucune démarche à accomplir.
Le président de la Chambre précise que, pour mieux accompagner les exploitants perdus entre l’aide GNR, le plan Casi, les prises en charge MSA, l’ISN, le dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti... une semaine leur sera dédiée. Chambre d’agriculture, FDSEA et JA de l’Oise aideront les agriculteurs à remplir les dossiers, «afin qu’ils ne passent pas à côté des aides et remboursements».
Autre point de la réunion, la situation betteravière. Au final, moins d’hectares seront abandonnés par Tereos (moins de 110 au lieu des 200 annoncés) car une partie sera dirigée vers la distillation.
De son côté, Saint Louis Sucre devrait tout récolter. Mais, à ce jour, le rendement des hectares arrachés s’élevait à 53-54 t/ha à 16.
Il a été rappelé l’aide que le Conseil départemental va mettre en place pour les achats de semences par les éleveurs et les maraîchers, avec un plafond de 500 € et un dossier simple à remplir (demande avec Rib et facture acquittée). 180 dossiers sont attendus.