Pour Halloween, les bonbons ont bien la cote, surtout dans le nord de la France
Les bonbons ne sont pas réservés aux enfants. Selon une étude de l’ObSoCo réalisée pour les Confiseurs de France, 55 % des Français célèbrent Halloween et plus des trois quarts des participants estiment qu’une fête réussie ne peut se passer de confiseries. Dans le nord de la France, l’engouement est encore plus marqué : 61 % des habitants prennent part aux festivités.
Les bonbons ne sont pas réservés aux enfants. Selon une étude de l’ObSoCo réalisée pour les Confiseurs de France, 55 % des Français célèbrent Halloween et plus des trois quarts des participants estiment qu’une fête réussie ne peut se passer de confiseries. Dans le nord de la France, l’engouement est encore plus marqué : 61 % des habitants prennent part aux festivités.
Les bonbons ont beau être de petites douceurs, ils occupent une place de choix dans les habitudes des Français. À l’approche d’Halloween, ils retrouvent naturellement le devant de la scène, entre friandises distribuées aux enfants, chasses aux bonbons et gourmandises picorées à la maison. Mais cette fête, désormais bien installée dans le calendrier, ne constitue qu’une illustration d’un attachement qui dépasse largement le mois d’octobre.
D’après l’étude Les Français et les confiseries, réalisée par l’Observatoire société et consommation (ObSoCo) pour les Confiseurs de France, 55 % des Français célèbrent Halloween. La proportion grimpe à 72 % chez les 18-24 ans et à 68 % dans les familles avec enfants. Le Nord se distingue avec 61 % de participants, devant l’Île-de-France, à 57 %.
Les bonbons, passage obligé d’Halloween
Pour ceux qui célèbrent la fête, les confiseries restent au cœur du rituel. Près d’un Français sur deux parmi les participants (48 %) distribue des bonbons, tandis que 43 % prennent plaisir à en manger. Un tiers (33 %) participe également à une chasse aux friandises. Plus de 76 % des personnes qui fêtent Halloween considèrent même qu’il n’y a pas de célébration réussie sans bonbons.
La tradition rassemble les générations, même si chacune entretient son propre rapport aux sucreries. Au total, 84 % des Français estiment qu’il n’y a pas d’âge pour profiter d’Halloween et de ses friandises. Les 65-75 ans sont ainsi 70 % à apprécier le fait d’offrir des bonbons, contre 28 % des 18-24 ans. À l’inverse, les jeunes sont les plus gourmands : 49 % des 18-24 ans déclarent particulièrement aimer manger des bonbons à cette occasion, contre 38 % des seniors.
Un petit plaisir malgré les contraintes budgétaires
Si Halloween constitue un temps fort pour les confiseurs, leur marché s’appuie aussi sur des habitudes bien ancrées dans le quotidien. Dans un contexte économique tendu, les Français ne renoncent pas tous à ces plaisirs accessibles.
Selon l’étude, 36 % des personnes interrogées déclarent subir de fortes contraintes budgétaires et 74 % indiquent se restreindre sur certaines dépenses essentielles. Pourtant, 87 % continuent d’acheter des confiseries et 24 % en consomment au moins une fois par semaine.
Pour 70 % des répondants, les bonbons représentent une manière simple de se faire plaisir sans trop dépenser. Plus de la moitié (55 %) déclarent également que les confiseries leur permettent de décompresser et de se faire plaisir dans le contexte actuel.
Les habitudes de consommation témoignent de cet attachement : 85 % des Français consomment au moins un type de confiserie et 30 % en consomment au moins cinq catégories différentes. Parmi les amateurs, 34 % prévoient systématiquement des bonbons lors de leurs voyages ou sorties, au cinéma comme au théâtre. D’autres prolongent le plaisir au retour des vacances : 31 % rapportent toujours des confiseries traditionnelles des lieux qu’ils visitent.
Les bonbons gélifiés en tête des préférences
Tous les bonbons ne rencontrent toutefois pas le même succès. Les confiseries gélifiées, des nounours aux crocodiles en passant par les bouteilles de cola, arrivent en tête des préférences, citées par 50 % des Français. Les bonbons durs et les pastilles suivent, à égalité, avec 45 %. Les bonbons à mâcher séduisent 43 % des répondants, devant les chewing-gums et bubble-gums (42 %).
L’âge pèse sur les choix. Les bonbons gélifiés séduisent 66 % des 18-24 ans et 62 % des 25-34 ans, contre 38 % des plus de 65 ans. Ces derniers préfèrent davantage les bonbons durs et les pastilles, consommés par 57 % d’entre eux, contre 31 % des 18-24 ans.
Dans le Nord, où Halloween mobilise une part importante de la population, les bonbons gélifiés figurent parmi les catégories les plus consommées : 63 % des habitants en mangent. En Île-de-France, les gélifiés et les bonbons durs arrivent à égalité, à 53 %. Les confiseries régionales y trouvent également leur public, avec 43 % de consommateurs, tandis que l’Auvergne-Rhône-Alpes se place en tête pour les spécialités régionales et traditionnelles, à 45 %.
Des souvenirs d’enfance aux spécialités du terroir
Au-delà du goût, les confiseries entretiennent un lien affectif avec les consommateurs. Pour 66 % des amateurs, elles évoquent des souvenirs d’enfance. Seize pour cent déclarent même en acheter pour retrouver les sensations de cette période. Les goûters d’anniversaire (47 %), les fêtes de famille (25 %) et les après-midi consacrés aux jeux de société (28 %) comptent parmi les moments auxquels les Français associent le plus volontiers leur consommation.
Certains comportements rappellent aussi que les bonbons conservent leur part de régression. Ainsi, 22 % des Français reconnaissent avoir déjà chipé des confiseries et autant les trier par couleur ou par forme avant de les manger. Un peu plus d’un sur cinq (21 %) avoue en consommer en cachette.
Les confiseries participent enfin au patrimoine gastronomique français. Trois Français sur quatre estiment que certaines spécialités doivent être préservées en raison de leur ancrage dans le terroir et la gastronomie. Calissons, nougats, berlingots, dragées et caramels régionaux perpétuent des savoir-faire anciens. Au total, 38 % des Français consomment des confiseries régionales et 23 % les citent parmi leurs préférées.
De quoi rappeler qu’entre la tournée des maisons à Halloween, les petites douceurs du quotidien et les spécialités rapportées de vacances, le bonbon reste bien plus qu'une friandise : un plaisir accessible, associé aux souvenirs et aux moments de partage.
Source : étude « Les Français et les confiseries », réalisée par l’ObSoCo pour les Confiseurs de France du 16 au 27 juin 2025. Enquête en ligne auprès de 2 000 personnes représentatives de la population de France métropolitaine âgée de 18 à 75 ans, via le panel Bilendi.