Maïs
Quels effets de la grêle et des fortes chaleurs sur le maïs ?
Dans un bulletin dédiés aux conséquences des épisodes de grêle et de la canicule sur le maïs sur pied, Arvalis fait le point.
Dans un bulletin dédiés aux conséquences des épisodes de grêle et de la canicule sur le maïs sur pied, Arvalis fait le point.
En parallèle à un épisode de canicule qui pourrait encore sévir pour quelques jours, plusieurs épisodes orageux accompagnés parfois de grêle ont traversé récemment le nord de la France.
Grêle : quand et comment évaluer les dégâts ?
Dans tous les cas, le bon pronostic ne peut être fait immédiatement : il faut attendre quelques jours pour voir réellement l’impact de la grêle sur le devenir de la culture et l’émission de nouvelles feuilles.
Le premier facteur à prendre en compte est le stade. Pour les semis «classiques» d’avril, les parcelles de maïs sont actuellement au-delà du stade 11 feuilles (année précoce à date). Selon l’impact, et pour décider de conserver ou resemer une parcelle, il faut considérer la densité de plantes viables restantes et la date calendaire à laquelle la culture pourrait être resemée ; autrement dit, permettra-t-elle à une nouvelle culture d'arriver à maturité selon l’offre climatique encore disponible ?
À date, on peut considérer une densité minimale de 50 000 plantes pour conserver une culture car un resemis coûte également. Pour les éleveurs, la notion de «stock fourrager» peut être aussi un élément orientant la décision. Un maïs grêlé est encore capable de développer un potentiel correct. Il ne faut pas hésiter à «soigner» une parcelle grêlée, par un binage par exemple pour les parcelles touchées et moins avancées en stade.
Impact de températures chaudes sur les maïs
Le maïs est une plante d’origine tropicale : il s’accommode bien des fortes températures. Pendant la phase végétative du maïs puis la phase de transition florale (50 % des feuilles finales visibles, soit autour de 8 feuilles pour une variété de type précoce - G1/S1), avant la floraison, la température optimale se situe autour de 28-30 °C mais supporte facilement jusqu’à 36 °C sans conséquence.
Ces fortes températures à un moment où la plante est demandeuse d’eau augmentent en revanche les besoins hydriques de la culture (augmentation de la transpiration des plantes et des pertes en eau du sol).
La modélisation, entre autres, nous permet d’estimer le niveau de stress hydrique. À titre d'illustration, un cas type a été généré ci-dessus dans Irrélis (via visiofarm/Arvalis). Il s’agit d’une parcelle semée le 22/04 à Estrées-Mons (80) avec une variété précoce (type S1/G1) dans un sol de limon franc (195 mm de RU). Elle se situe actuellement au stade 14f (prévision de la date de floraison au 5 juillet). La RFU (réserve facilement utilisable) sera épuisée dans les prochains jours.