haricots verts
Restreindre l’utilisation de l’irrigation, quel impact sur les performances de production ?
Conduire une culture de légume d’industrie en limitant l’eau d’irrigation est faisable mais en prenant certaines précautions sur la variété, la qualité attendue et le moment où diminuer l’apport d’eau. C’est ce que montrent les essais conduits dans le cadre du projet Clé’eau, financé par l’Agence de l’Eau Artois-Picardie. Suite à notre premier volet sur les pois de conserve, nous nous penchons cette semaine sur le haricot vert.
Conduire une culture de légume d’industrie en limitant l’eau d’irrigation est faisable mais en prenant certaines précautions sur la variété, la qualité attendue et le moment où diminuer l’apport d’eau. C’est ce que montrent les essais conduits dans le cadre du projet Clé’eau, financé par l’Agence de l’Eau Artois-Picardie. Suite à notre premier volet sur les pois de conserve, nous nous penchons cette semaine sur le haricot vert.
Deux variétés et deux cycles
Sur le haricot vert d’industrie, nous avons étudié deux variétés présentant des qualités attendues différentes :
Tobago, une classique qualité «extra fin» face à Galanga qualité «très fin». Elles ont été placées en monoculture ou double culture après un pois de conserve et soumises à trois conditions d’irrigation : confort hydrique, stress avant floraison et stress après floraison.
La variété extra-fine Tobago supporte mal un manque d’eau lorsqu’elle est en monoculture. Une économie d’eau de 100 mm est possible mais avec une baisse de rendement de 9 %. Lorsqu’elle est en deuxième culture en revanche, il est possible d’obtenir légèrement plus de rendement en extra-fin en apportant une centaine de mm en moins.
À l’inverse, pour la variété Galanga, la conduite en stress hydrique n’est pas possible en 2e culture tandis qu’en monoculture, il est possible de diminuer les apports de 100 mm et d’augmenter en même temps d’une tonne par hectare le rendement en «très fin».
Une variété, une conduite d’irrigation
La conduite d’irrigation d’une culture de légume industriel en conditions limitantes (changement climatique, restrictions réglementaires des prélèvements) ne répond pas à une règle générale. Notre essai a montré que chaque variété placée dans certaines conditions peut ou ne peut pas supporter de manière économiquement viable une diminution d’eau. Pour cette nouvelle année d’essai 2026, nous cherchons à comprendre d’où provient la tolérance de certaines variétés au stress hydrique en étudiant l’invisible : le développement des racines.