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Sécheresse dans le nord de la France : des restrictions d’eau prolongées jusqu’à la fin de l’année
Malgré les pluies d’octobre, la ressource en eau reste sous tension dans les Hauts-de-France. Les préfets du Nord et du Pas-de-Calais maintiennent les restrictions jusqu’au 31 décembre 2026. Seul le bassin de l’Yser voit son niveau d’alerte abaissé.
Malgré les pluies d’octobre, la ressource en eau reste sous tension dans les Hauts-de-France. Les préfets du Nord et du Pas-de-Calais maintiennent les restrictions jusqu’au 31 décembre 2026. Seul le bassin de l’Yser voit son niveau d’alerte abaissé.
La sécheresse estivale continue de peser sur la ressource en eau, rappellent les autorités préfectorales dans un communiqué du 28 octobre. Dans le Nord et le Pas-de-Calais, les précipitations restent insuffisantes pour inverser durablement la tendance, malgré les épisodes pluvieux et les tempêtes de ces dernières semaines. Conséquence de cette situation, les services de l’État viennent d’annoncer la prolongation des restrictions jusqu’à la fin de l’année 2026.
En septembre, les précipitations ont été inférieures de 67 % aux normales. Pour la première quinzaine d’octobre, le déficit atteint encore 12 %. Sur l’ensemble de la saison agricole, de mars à octobre, il s’établit autour de 37 %.
Autre indicateur relevé par la préfecture : octobre 2026 est le vingtième mois consécutif au cours duquel les températures moyennes dépassent les normales de saison calculées sur la période 1991-2020.
Les nappes toujours en attente de recharge
Les dernières pluies ont permis d’observer des améliorations ponctuelles des débits de certains cours d’eau, notamment l’Yser et la Liane. Mais ces évolutions restent fragiles et dépendent des précipitations à venir.
Surtout, les conditions ne permettent pas encore d’amorcer la recharge des nappes phréatiques. Celle-ci ne devrait pas intervenir avant plusieurs semaines. Les pluies automnales ne suffisent donc pas, à ce stade, à compenser les déficits accumulés depuis le printemps.
Face à cette situation, les préfets du Nord et du Pas-de-Calais ont décidé de prolonger les mesures de restriction sécheresse jusqu’au 31 décembre. L’objectif affiché est double : préserver les milieux aquatiques et éviter une rupture de l’alimentation en eau potable.
L’Yser sort du niveau de crise
Tous les territoires ne connaissent toutefois pas la même évolution. Sur le bassin de l’Yser, le niveau de restriction passe de la crise à l’alerte renforcée. Pour les autres bassins, les mesures restent inchangées par rapport à l’arrêté préfectoral du 14 août dernier.
Les restrictions concernent, selon le niveau d’alerte et les usages, les particuliers, les collectivités, les entreprises et les exploitations agricoles.
Pour l’irrigation agricole, la gestion horaire a été remplacée par une gestion volumétrique. Les restrictions horaires liées aux épisodes de canicule restent néanmoins applicables : l’irrigation demeure interdite entre 11 h et 16 h lorsque le niveau orange ou rouge du plan canicule est déclenché.
Les règles diffèrent également pour l’arrosage des jardins, le lavage des véhicules, le remplissage des piscines ou encore les prélèvements industriels. En situation d’alerte renforcée, par exemple, le prélèvement d’eau des installations industrielles classées pour la protection de l’environnement doit être réduit de 20 %.
Une dérogation dans les cimetières jusqu’au 12 novembre
À l’approche de la Toussaint et des commémorations du 11 novembre, une dérogation temporaire autorise l’utilisation de l’eau dans les cimetières jusqu’au 12 novembre, quel que soit le niveau de restriction applicable dans la commune.
Pour les autres usages, les services de l’État appellent chacun à respecter les mesures en vigueur et à limiter sa consommation. Les restrictions précises dépendent du territoire et de l’activité concernés.
Les règles applicables à chaque commune sont consultables dans les arrêtés préfectoraux et sur le site gouvernemental Vigieau.
En attendant une recharge effective des nappes, la priorité demeure la préservation de l’eau potable et des milieux aquatiques, alors que la ressource devrait rester fragile dans les prochaines semaines.