Sinistres climatiques, jachères, aménagement du territoire : le préfet de la Somme réunit le monde agricole ce vendredi
Trois jours après les demandes formulées par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de la Somme à la suite des violents orages de grêle et des épisodes de vents de fin juin, le préfet Rollin Mouchel-Blaisot recevra les représentants de la profession agricole ce vendredi 10 juillet en préfecture d'Amiens. Au menu des échanges : les conséquences de la canicule et des intempéries, les dispositifs de soutien aux exploitations, les dérogations sur les jachères et le dossier de la future ligne électrique 400 kV entre Amiens et Petit-Caux.
Trois jours après les demandes formulées par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de la Somme à la suite des violents orages de grêle et des épisodes de vents de fin juin, le préfet Rollin Mouchel-Blaisot recevra les représentants de la profession agricole ce vendredi 10 juillet en préfecture d'Amiens. Au menu des échanges : les conséquences de la canicule et des intempéries, les dispositifs de soutien aux exploitations, les dérogations sur les jachères et le dossier de la future ligne électrique 400 kV entre Amiens et Petit-Caux.
Le calendrier n'a rien d'anodin. Alors que de nombreuses exploitations de la Somme restent confrontées aux conséquences des épisodes de grêle, de vents violents et de canicule de ces dernières semaines, le préfet de la Somme convie les organisations professionnelles agricoles à une réunion de travail, vendredi 10 juillet.
Cette rencontre intervient dans un contexte de fortes attentes du terrain. Le 4 juillet, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de la Somme avaient en effet adressé un courrier au représentant de l'État pour réclamer des mesures d'urgence face aux dégâts subis par les exploitations. Un appel rendu public le 7 juillet, dans lequel les deux syndicats estimaient qu'une intervention rapide de l'État était devenue indispensable.
Les demandes de la profession sur la table
Parmi les sujets que les responsables agricoles souhaitent voir avancer figure d'abord la reconnaissance des communes sinistrées. « Il convient de recenser toutes les communes identifiées comme ayant subi l'une et/ou l'autre des intempéries dans un arrêté de reconnaissance de catastrophe qui accélérera les procédures », écrivaient Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme, et Quentin Porquier, président des Jeunes Agriculteurs.
Les deux organisations demandaient également que soient pris en compte les relevés des stations météorologiques agricoles ayant enregistré des rafales atteignant 140 km/h lors des orages du 27 juin. « Nous vous demandons d'intervenir pour permettre d'entériner ces relevés », soulignaient-elles, estimant que cette reconnaissance conditionne l'accès à plusieurs dispositifs d'indemnisation.
Le courrier sollicitait aussi l'activation de l'Indemnité de solidarité nationale (ISN), une exonération totale de la taxe sur le foncier non bâti (TFNB) ainsi que la reconnaissance de cas de force majeure. Tout en rappelant les limites de ces dispositifs, les syndicats estimaient que « ces mesures ne compenseraient que très faiblement les pertes subies, mais elles montreraient la compréhension et la solidarité nationale ».
Jachères et fourrages au cœur des préoccupations
La question des jachères figurera également parmi les principaux dossiers abordés. Dans son invitation, la préfecture annonce en effet des échanges sur l'autorisation de fauche et de pâturage de ces surfaces, une demande portée depuis plusieurs semaines par la FDSEA et les JA.
Après la succession de la canicule puis des épisodes de grêle ayant endommagé une partie des cultures destinées à l'alimentation animale, les éleveurs redoutent un déficit de fourrages. Les organisations professionnelles souhaitent obtenir une dérogation permettant de mobiliser les jachères afin de sécuriser les stocks pour les mois à venir.
Fiscalité et ligne à très haute tension également au programme
Au-delà de la gestion des conséquences des aléas climatiques, la réunion doit également permettre de faire le point sur les dispositifs fiscaux d'exonération mobilisables à la suite de ces événements.
Enfin, les échanges porteront sur le dispositif de compensation agricole lié au projet de ligne électrique à 400 kV entre Amiens et Petit-Caux, un dossier suivi de près par les exploitants concernés.
Cette réunion devrait permettre de mesurer les réponses que l'État entend apporter aux revendications exprimées ces derniers jours par la profession agricole, dans un contexte où les conséquences économiques des intempéries continuent de se préciser sur le terrain.