Aller au contenu principal

Tourisme brassicole : la région en pool position

La Région Hauts-de-France a ouvert ses premières «Assises d’un tourisme pas comme les autres» : le tourisme brassicole. De quoi organiser et développer une filière spécialement dédiée à la bière, riche en producteurs et en brasseries.

Le projet vise à former les brasseurs aux visites touristiques, à faire déguster leurs produits et à les aider à communiquer pour promouvoir leur enseigne.
Le projet vise à former les brasseurs aux visites touristiques, à faire déguster leurs produits et à les aider à communiquer pour promouvoir leur enseigne.
© Robin Spingler


Il n’est un secret pour personne que la bière est un des joyaux des Hauts-de-France. Ne comportant pas moins de soixante et une brasseries en activité - sans compter la multitude de microbrasseries qui fleurissent sur le territoire chaque année, la région nordiste peut s’enorgueillir d’être le berceau de la bière dans l’Hexagone et compte le faire savoir. «La bière est un élément central du patrimoine des Hauts-de-France, véhiculant des valeurs fortes comme la convivialité et l’authenticité, annonce Olivier Faure, cogérant de l’agence L’Echappée bière, première agence dédiée au tourisme brassicole en France. Il est donc temps d’officialiser les choses et de structurer cette filière.»
A cette fin, les premières Assises du tourisme brassicole, organisées au conseil régional, ont réuni quelque soixante-dix professionnels, dont vingt-trois brasseurs, avec un but commun : contribuer au développement du «biérotourisme», en référence à un type de tourisme ayant déjà fait ses preuves en France, pays du vin : l’œnotourisme. En 2010, celui-ci attirait déjà 7,5 millions de touristes.
«On juge qu’en 2015, ce chiffre devait se situer entre neuf et dix millions», peut-on lire dans le «Livre blanc du tourisme brassicole», édité par l’agence. Soit autant de visiteurs par an que le Musée du Louvre. L’idée serait donc d’adapter le modèle de l’œnotourisme à la bière, en s’appuyant sur le tissu économique local et l’univers de la bière déjà existants. Avec soixante et une brasseries dans les Hauts-de-France, «l’offre est plutôt bien disséminée sur le territoire, avec des équipements diversifiés et des productions présentant des profils très différents», détaille Nicolas Lescieux, cogérant de l’Echappée bière. Sans compter l’emplacement de la région au carrefour de l’Europe du Nord, attirant les touristes britanniques, belges et hollandais.

Offrir une expérience client unique
Cette volonté de déployer le tourisme brassicole s’appuie sur un nouveau concept, visant à offrir au client non pas une simple visite, mais une véritable expérience faisant appel à tous ses sens : on appelle cela le «tourisme expérientiel». L’enjeu sera de profiter de la production de bière locale pour proposer une offre touristique globale sur l’ensemble du territoire et de profiter de ses retombées économiques. Traduction : faire rester les touristes quelques nuitées de plus sur le territoire et les encourager à consommer et découvrir le produit durant leurs visites. «Le type de touriste que nous visons privilégie les filières courtes et locales, et dépense plus que le touriste classique, car il est très attaché à la qualité du produit, ajoute Nicolas Lescieux. Son niveau d’attachement à une marque peut être très élevé.» Avec pour conséquences pour les enseignes une augmentation du revenu généré grâce à la vente directe, une amélioration de l’image de marque et de celle de la région.
A l’issue des Assises du tourisme brassicole, plusieurs projets ont été évoqués, notamment celui de mettre en place un circuit touristique permettant aux brasseries de fermer le samedi dans un système de roulement. Les premières actions de communication devraient débuter «au premier trimestre 2018», selon Nicolas Lescieux.

L’Echappée bière
Ouverte en 2013, l’agence L’Echappée bière est spécialisée dans le tourisme et l’événementiel autour de la bière par trois passionnés, Olivier Faure, Aurélie Baguet et Nicolas Lescieux. Une affaire qui roule, puisque l’entreprise annonce 400 000 € de chiffre d’affaires en 2016.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Hutte Hable d'Ault
Un drame évité de justesse dans une hutte du Hable d'Ault
Deux chasseurs occupant une installation de chasse de nuit ont échappé la nuit dernière à l’intoxication par les fumées d’un…
Gérard Clay
La lettre du nouveau président de Tereos à ses 12 000 coopérateurs
Elu hier, vendredi 18 décembre, à la tête du conseil de surveillance du groupe coopératif Tereos, Gérard Clay adresse ce jour un…
Groupama Grand Est
Pour une erreur de calendrier, Groupama fait le buzz malgré lui
Les réseaux sociaux sont féroces et la moindre erreur de communication se paye au prix fort. C'est ce qu'a constaté au cours des…
La crise qui secoue la gouvernance de Tereos a-t-elle trouvé une issue ce soir ? Réponse dans les prochaines heures.
Gouvernance de Tereos : Xavier Laude, Jérôme Hary et Gérard Clay confortés dans leur mandat
Saisi en référé, le Tribunal de Senlis a rendu sa décision aujourd'hui sur la capacité de trois membres du conseil de…
Tom Vilsack
Aux Etats-Unis, Biden devrait finalement choisir Tom Vilsack pour l’agriculture
Le président américain élu, Joe Biden, prévoit de nommer l'ancien gouverneur de l'Iowa, Tom Vilsack, au poste de secrétaire…
Jean-Louis Bouthors a sauvé son exploitation par la remise en cause du poste d’alimentation, avec l’affouragement  en vert. Un défi qu’il a su relever avec le soutien de sa famille (ici ses enfants, Louis et Laura).
Eleveurs bovins (5/10). L’autonomie fourragère pour un élevage viable
Épisode 5/10. Ils sont éleveurs bovins par choix, et leur professionnalisme leur permet de vivre de leur métier. Chaque semaine,…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde