Trump mise sur le diesel russe pour desserrer l’étau sur les farmers
L’accord surprise sur le diesel russe scellé le 9 octobre entre Donald Trump et Vladimir Poutine cible directement le portefeuille des agriculteurs américains asphyxiés par un gallon de diesel qui frôle les 6,30 $ (soit environ 1,50 euro le litre).
Pour inverser cette hausse de 70 % du prix du galon, conséquence directe du conflit avec l’Iran, le deal prévoit l'injection immédiate de 300 000 tonnes de diesel (2,25 millions de barils) en octobre, suivies de 500 000 tonnes en novembre, avec une cible à 4,8 millions de tonnes. L’objectif est d’alléger les coûts de production à l'approche des récoltes et des élections de mi-mandat (midterms) où Trump pourrait perdre la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat.
Cependant, l'impact réel s'annonce dérisoire selon les experts du secteur. Ces derniers soulignent que les volumes négociés restent marginaux car le baril de pétrole reste ancré au-dessus de 105 $.
De plus, sept sénateurs (dont quatre républicains) jugent l’accord Trump-Poutine illégal, car il viole la loi de 2022 interdisant les importations énergétiques russes. Menacé d'annulation par la justice, cet accord risque d'entraîner de brusques variations sur les prix agricoles, sans pour autant réduire durablement les charges des Farmers.